Mon Parcours

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Âgée de 47 ans, mère de trois enfants, Française d'origine espagnole et russe, je suis issue du monde de l'entreprise privée.
 
Je suis actuellement adjointe au Maire de Paris chargée de la Solidarité, de la Famille et de la Lutte contre l'Exclusion. Je suis également conseillère d'arrondissement dans le 10e, chargée de la Santé.

J'ai été élue ce printemps présidente de la branche française de la CLEF (Coordination pour le lobby européen des femmes), qui fédère des milliers d'associations européennes promouvant l'égalité entre femmes et hommes.

De mars 2001 à mars 2008, j'ai exercé les mandats de conseillère du 10e arrondissement de Paris, déléguée à la jeunesse et aux sports, et conseillère de Paris, adjointe au Maire Bertrand Delanoë chargée de la petite enfance et des familles. Lors de la précédente mandature, de 1995 à 2001, j'étais conseillère de Paris et déléguée à la petite enfance dans le 10e arrondissement.
 
 

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Jeudi 25 juin 2009

                                                                                                  Paris, le 25 juin 2009




Voici le communiqué de presse que j'ai adressé à la presse suite au remaniement ministèriel du 23 juin

 

"Le Gouvernement remanié annoncé ce matin par François Fillon Premier Ministre ne compte toujours pas de ministre ou de secrétaire d’état spécifiquement en charge des droits des femmes. Lorsqu’on entend porter une « nouvelle civilisation » ou au moins répondre efficacement à la crise que traverse notre modèle économique et social, ignorer les difficultés que vivent les femmes constitue une faute lourde.    

La Coordinatination Farançaise pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF) est d’autant plus inquiète de cette absence que l’administration dédiée aux droits des femmes est en cours de démantèlement. La convention de l’ONU relative aux droits des femmes, ratifiée par la France en 1983,  préconise pourtant de mobiliser les moyens de l’Etat pour mettre fin à toutes les formes de discrimination envers les femmes. Sans ministre, sans secrétaire d’Etat et sans administration les droits des femmes vont-ils progresser ? Nous ne le pensons pas et nous le déplorons.


Olga TROSTIANSKY
Présidente de la CLEF"

Par Olga Trostiansky - Publié dans : femmes
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Jeudi 18 juin 2009
Paris, le 18 juin 2009

Voici mon intervention au Conseil de Paris le 9 juin dernier sur la création de trois aires d'accueil des gens du Voyage :

 

"La loi Besson du 5 juillet 2000 réaffirme l’obligation pour les communes de plus de 5000 habitants de réaliser des aires d’accueil pour les gens du voyage, et organise ces besoins d’habitat dans les politiques locales d’urbanisme.

 

En application de cette loi et conformément au cadre et à la méthode définie par le législateur, le conseil de Paris a adopté en février 2004 le schéma départemental d’accueil des gens du voyage, qui prévoit la réalisation de 200 places de caravanes à Paris.

 

Ce schéma, co-piloté par le Maire de Paris et le Préfet de Région, prévoit donc la réalisation de plusieurs aires d’accueil de petites tailles, de 20 à 40 places, avec un mode de fonctionnement privilégiant des courtes durées de séjour, de trois mois maximum.

 

En concertation avec les associations représentatives des gens du voyage, ce projet qui vous est soumis aujourd’hui, répondra à un besoin fondamental en réservant l’accès de ces aires aux familles dont un des membres nécessite une hospitalisation dans un établissement de soin parisien. Actuellement, et à titre d’exemple, les parents de la communauté de gens du voyage ayant un enfant hospitalisé dans notre municipalité sont parfois tenus de stationner à 60 kilomètres de Paris.

 

Fidèle à ses valeurs tournées vers l’hospitalité et soucieuse de préserver la dignité de chacun, notre municipalité a considéré avec intérêt les attentes de la communauté des gens du voyage pour dessiner à un projet de qualité. La collectivité parisienne a ainsi souhaité apporter une plus-value à ces aires en promouvant un accueil agréable et intégré dans l’environnement, en assurant l’accès aux droits, aux soins, et à la scolarisation des enfants dans la capitale.  

 

Je souhaiterais exprimer devant vous mes cher-e-s collègues, mon indignation quant aux propos calomnieux et insultant de la droite parisienne dont Monsieur Goasguen était le triste chef de file, évoquant dans la presse ses propres craintes de voir se développer, je cite, « à proximité de lieux de prostitution, un fort potentiel de délinquance ». Il est navrant de constater que nos élus parisiens, fussent-ils de l’opposition, alimentent ces préjugés d’un autre temps auprès de nos concitoyens. Je m’étonne d’autant plus de ces propos que le 16eme arrondissement a voté le schéma départemental en 2004.

Les gens du voyage sont des français à part entière, et je revendique au travers ce projet notre détermination à construire la cohésion et la paix sociales avec l’ensemble des citoyens présents sur notre territoire parisien, et à lutter contre toutes formes de discrimination et de stigmatisation.

 

Enfin, et pour terminer sur une note constructive, je vous souhaiterais vous préciser que ce projet sera réalisé en concertation avec les riverains, les mairies d’arrondissement et les communes avoisinantes. Ce travail sera mené avec des associations représentatives des gens du voyage, qui nous sont de précieux interlocuteurs, et je souhaiterais citer notamment l’Union Régionale des Associations de la Région d’Ile de France pour la promotion des Tziganes et des gens du voyage, l’Association Sociale Nationale Internationale Tzigane, ou encore la Fédération Nationale des Associations Solidaires d’Action avec les Tziganes et les gens du voyage."

 

Par Olga Trostiansky - Publié dans : Insertion
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Mardi 19 mai 2009

Les Enfants du canal et le collectif des Morts de la Rue a lancé un débat sur la problèmatique des SDF, vous voudrez bien trouver ci-joint ma tribune publiée sur Médiapart

Edition : Vivre à la rue tue

Olga Trostiansky, adjointe (PS) au maire de Paris en charge de la solidarité, de la famille et de la lutte contre exclusion, appelle l'Etat à prendre ses responsables dans la lutte contre l'exclusion.

Pour répondre à l'appel du collectif des morts de la rue, dont je partage le refus de voir des personnes vivre et mourir dans la rue, nous devons réinterroger les concepts qui fondent notre politique de lutte contre la grande exclusion au regard des réalités que nous rencontrons et des objectifs que nous partageons. A ce jour, quels sont les objectifs de la « solidarité nationale » envers les plus exclus ? Quels sont les droits des plus pauvres et où sont les lois qui les font respecter? La multiplicité des pratiques de maraude, d'aide alimentaire, d'hébergement laisse croire qu'il n'existe pas d'objectifs définis ni de volonté politique de lutter efficacement contre la grande exclusion. En matière de gouvernance, il n'existe pas de système parfait. Mais sans volonté politique, il n'existe pas de gouvernance possible. 

Paris et sa région occupent certainement une place particulière dans le domaine des sans abri : une pénurie de logements ancienne, l'attractivité d'une capitale économique et culturelle, la présence de frontières dans la métropole avec les aéroports et les gares génèrent un flux de personnes très démunies. Paris concentre 60% des places d'hébergement de la région Ile de France et constitue donc un lieu hospitalier aux sans abri. Pour compléter le tableau, les départements d'Ile de France voient coexister des poches de grande pauvreté et des zones de grande richesse.  

Pour faire face à cette situation exceptionnelle, il n'est pas d'organisation spécifique. Ici comme partout, l'Etat est chargé de lutter contre la grande exclusion au nom de la solidarité nationale, avec des moyens insuffisants et des desseins peu affirmés. Pas d'autorité régionale, pas de coordination autour de l'Etat, pas de liens entre la politique d'asile qui maintient dans la rue des centaines d'Afghans et celle chargée de la lutte contre l'exclusion, pas non plus de liens entre la politique de la justice qui suit la réinsertion des prisonniers et l'action sociale départementale, pas plus d'ailleurs entre les hôpitaux y compris psychiatriques et les centres d'hébergement, pas de lieu de réflexion sur les pratiques : le constat peut sembler dur mais l'urgence à agir ne peut plus justifier l'action dans l'urgence. 

Très concrètement, il n'existe pas d'outil de pilotage partagé entre l'Etat, la Ville de Paris (qui est aussi un conseil général) et les opérateurs associatifs ou le SAMU social : ainsi, sur le volet hébergement et logement nous ne partageons pas la connaissance des ouvertures, des fermetures, des projets et des besoins. Malgré la mobilisation des services de la Ville et du centre d'action sociale, l'opacité dans laquelle nous nous trouvons a forcément pour conséquences un pilotage restreint et de grandes difficultés à orienter nos moyens.  

J'ai beaucoup entendu parler d'un guichet unique ou encore d'une autorité unique sur la région parisienne. Mais là encore, avant de construire l'autorité administrative, nous devons construire un projet, évaluer sans tabou ce que nous faisons, et tous nous y tenir. La solidarité nationale qui est à construire pourrait être basée sur des observations et des projets d'action venus des territoires. Nous souhaitons à Paris territorialiser nos actions pour leur donner toute leur cohérence et répondre au plus près des besoins des Parisiens. C'est ainsi que nous travaillons avec l'Etat et la Région pour la création de 200 places d'hébergement innovantes à Paris (lien avec le dossier : http://www.paris.fr/portail/accueil/Portal.lut?page_id=1&document_type_id=2&document_id=68107&portlet_id=21961). Le projet partagé, la performance des actions ne peuvent naître que du partage des diagnostics et de l'acceptation d'une démarche commune. Cette démarche devrait être étendue à toute la région pour que nous partagions les meilleures solutions et un traitement adapté de chaque public. C'est après avoir construit ensemble qu'un pilote trouvera sa légitimité.  

D'autres projets évoquent un « service public de la grande exclusion ». Le secteur de la lutte contre l'exclusion ne peut faire l'économie des méthodes de bonne gestion du service public : objectifs quantitatifs et qualitatifs définis, évaluation, pilotage cohérent...Mais le service public est universel : dans le domaine de la santé, du logement, de l'éducation, de l'emploi, du partage des revenus... Le droit commun doit être simplement accessible à tous, en intégrant la dimension de prévention de risques d'exclusion qui est encore trop absente aujourd'hui.  

Notre réflexion sur la protection sociale est-elle à ce point à bout de souffle que nous ne puissions assurer les conditions d'une vie digne à l'ensemble des personnes qui résident sur notre territoire? Notre solidarité est-elle à ce point malade que nous ne puissions envisager un système universel d'accès aux soins, aux revenus de transfert, au logement ?  

Maires, présidents-es de conseils généraux et régionaux, bénévoles et professionnels-les de l'action sociale sont en capacité de se mobiliser contre l'exclusion en mobilisant leur créativité, en suggérant des innovations si l'Etat leur assure, sur plusieurs années, les moyens d'agir. Les exemples étrangers montrent la capacité des acteurs locaux dans ce domaine, sous réserve d'une péréquation des moyens, une condition essentielle qui n'a pas été appliquée lorsque les compétences sociales ont été décentralisées.          

L'égalité ne peut se contenter d'être inscrite sur les frontons républicains, elle doit se traduire dans un égal accès aux droits fondamentaux assuré par un système basé sur la contribution de tous ; comme l'école, comme la santé, comme la sécurité, vivre hors de la rue doit être accessible à tous et partout en France.

 

 

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Mardi 19 mai 2009

                                                                                                          Paris, le 18 mai 2009



Le Planning Familial autorisé à faire des IVG médicamenteuses : une avancée à

confirmer pour les droits des femmes


Attendu depuis presque 18 mois, le décret autorisant les centres de planification et centres de santé à
réaliser des avortements par voie médicamenteuse est enfin publié.

Jusqu’alors cette méthode d’interruption de grossesse n’était possible, hors hôpital, qu’auprès des

médecins de ville conventionnés avec un établissement de santé.

Avec ce décret, les centres de planification du Planning Familial pourront désormais pratiquer cette

technique abortive jusqu’à cinq semaines de grossesse (7 semaines d’aménorrhée). Cette mesure

favorisera l'accès par la proximité et améliorera l'accompagnement spécifique nécessaire à une pratique

de l’IVG de qualité.

Pour autant, Le Planning Familial sera attentif et veillera à ce que :

- l’élargissement de la pratique de l’interruption volontaire de grossesse par voie médicamenteuse ne se fasse pas au détriment de la méthode d’IVG instrumentale par aspiration pratiquée uniquement en établissements hospitaliers pour répondre à une logique économique. Les femmes doivent pouvoir continuer à avoir le choix de la méthode qui leur convient.

- l’ensemble de ses associations puissent, en leur qualité de CPEF (centre de planification ou d’éducation familiale), structures financées par les Conseil généraux, passer cette convention. En effet, le décret n’oblige pas les présidents de conseils généraux à organiser l’IVG par voie médicamenteuse. L’article 1er du décret précise, en effet, que « Pour organiser la pratique de l’interruption volontaire de grossesse par voie médicamenteuse, le président du conseil général peut passer convention avec un centre de planification ou d’éducation familiale, un centre de santé (…) »

Saluant cette avancée trop longtemps attendue, Le Planning Familial continuera de défendre le droit des

femmes à disposer de leur corps, parce que c’est leur droit, leur choix et notre liberté à toutes et tous.

Par Olga Trostiansky - Publié dans : femmes
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Mardi 19 mai 2009

                                                                                                                                                                                  12 mai 2009

A l'occasion des Elections européennes, le Groupement Régional pour l'Action et l'Information des Femmes (GRAIF) et 100 personnalités de Provence-Alpes-Côte d'Azur soutiennent la campagne 50/50 du Lobby Européen des Femmes,

voici mon intervention à l'occasion de cette manifestation du 12 mai dernier à Marseille, 

Je souhaiterai tout d’abord remercier le GRAIF et sa présidente Aline Vergnon Bondarnaud pour avoir organisé ce débat et avoir réussi à mobiliser autour de deux thèmes dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils ne passionnent pas les médias : l’Europe et les femmes.

 La question : «peut on rêver d’une Union Européenne plus féministe ?» appelle une réponse : OUI.

Oui, les européennes attendent des progrès

Oui, il existe trop d’inégalités entre hommes et femmes en Europe et nous devons y remédier

Oui, la parité dans les instances européennes peut faire des progrès

Oui, l’Union européenne peut porter un modèle social qui influence notablement les Etats membres

Oui, les européennes attendent des progrès dans la maîtrise de leurs droits reproductifs,  dans leur accès à toutes les professions, dans l’égalité salariale et l’activité, dans la conciliation entre la vie familiale et professionnelle.

 L’Europe, si elle souhaite porter une politique moderne et qui réponde aux attentes des citoyens doit s’investir plus encore dans les champs sociétaux comme celui que constituent les politiques d’égalité femmes-hommes.

 A ce titre, la feuille de route pour l’égalité 2006-2010 est pleine de promesses : elle aborde avec l’angle du gender mainstreaming les politiques européennes.

 L’angle mis sur le combat contre les stéréotypes sexistes et pour l’égalité professionnelle est particulièrement intéressant et constituera un appui important pour les associations féminines et féministes dans l’Europe entière.

 Le travail des élus et des commissaires européens constitue en effet un atout dont nous devons nous servir.

 Je vous recommande à ce sujet le site du lobby européen des femmes qui permet de se tenir au courant des grands projets européens et d’expertiser les situations contrastées des femmes dans l’union. 

 Oui, il existe trop d’inégalités entre hommes et femmes en Europe et nous devons y remédier. Outre les inégalités globales entre hommes et femmes, il existe également des inégalités entre les pays.

 Nous devons nous mobiliser pour que la résorption de ces inégalités soit inscrite dans l’agenda politique européen.

 Car ne nous y trompons pas : on peut rêver d’une union européenne plus féministe, mais elle ne se fera certainement pas toute seule et elle ne doit pas se faire sans nous.

 Toutes celles et tous ceux qui croient que l’égalité entre les sexes est un progrès ne doivent pas cesser de se mobiliser et relayer sans relâche auprès des parlementaires européens, comme leurs élus nationaux, leurs demandes.

 Le traitement de la crise économique dans les médias et dans les plans de relance est assez symptomatique :

là où les hommes travaillent et consomment,  comme dans l’industrie les politiques publiques sont là.

Là où les femmes travaillent et décident, comme dans le secteur des services où la précarité fait des ravages, l’intervention publique et l’attention des médias est inexistante.      

 Oui, la parité dans les instances européennes peut faire des progrès. La loi sur la parité permet que la France envoie autant de députées européennes que de députés européens.

 Mais dans huit pays il n’y a aucune obligation à ce que ce soit le cas. Les démocrates, les féministes doivent demander plus.

 Il ne faut pas oublier qu‘une instance féminisée traitera plus facilement les problèmes et solutions des femmes qu’une instance  où les hommes sont majoritaires.

 Promouvoir la parité au parlement européen aura forcément des répercussions sur les parlements nationaux et la situation que nous vivons en France, où moins de 20% des députés sont des femmes, et dans bien d’autres pays deviendra de moins en moins légitime.

 Enfin à l’heure où le renouvellement du président de la commission provoque bien des débats à droite comme à gauche, je constate avec tristesse que personne n’a pensé à une présidente et que la parité de la commission ne semble être un enjeu pour personne.

 Actuellement, la commission compte 10 femmes sur 27 membres, je crois qu’il est possible de mieux faire et d’arriver à la parité.

 Oui, l’Union européenne peut porter un modèle social qui influence notablement les Etats membres. Si l’Union est capable de produire des accords sur des sujets aussi sensibles que l’économie, la concurrence, la politique agricole, de formation et bien d’autres, elle est capable de produire un consensus sur les questions d’égalité, elle l’a déjà prouvé, et surtout de mobiliser les moyens pour aboutir à des résultats.

 Nous ne devons pas opposer pas les intérêts des femmes d’ailleurs et d’ici.

Le travail des plombières polonaises ne nous fait pas peur ! Moins peur que la discrimination des femmes dans les emplois du bâtiment en tout cas !

L’intérêt des européennes est d’accéder à l’activité, à des formations et des emplois qualifiants et rémunérateurs.

 En matière sociale, la convergence des états membres est remise en cause par des lobbys puissants et par la doctrine libérale.

 Les femmes doivent essayer de promouvoir cette idée de convergence : salaire minimal, protection sociale individuelle, promotion de l’égalité et de la parité dans le domaine économique.

 Ces avancées pour les femmes constituent d’ailleurs selon moi des avancées pour les hommes et les femmes.

Mais là encore, l’Union européenne, comme tous les pouvoirs politiques n’agira pas si nous ne sommes pas présents et présentes à tous les échelons pour rappeler l’urgence  agir. 

Pour conclure, je crois profondément qu’une Union européenne plus féministe ne doit pas rester un rêve, c’est la raison de mon engagement dans la coordination française pour un lobby européen des femmes, et également de mon soutien actif à la campagne 50/50 menée par le lobby européen des femmes dans toute l’Europe.

Le retentissement de cette campagne est assuré par votre mobilisation, je vous remercie donc d’être ici pour soutenir l’égale participation des femmes et des hommes à la vie politique et citoyenne.  

 

Par Olga Trostiansky - Publié dans : femmes
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Mardi 19 mai 2009

                                                                               Paris, le 7 mai 2009

 

 Communiqué de Gaëlle LENFANT,

Secrétaire nationale adjointe aux Droits des Femmes

  

La droite et le congé de maternité : encore un mauvais coup pour l’Europe sociale

 

 Le Parti socialiste déplore l’attitude de la droite européenne qui vient de démontrer une fois de plus son archaïsme et le peu de souci du bien-être de millions de femmes.

 

Usant d’artifices réglementaires, elle vient de s’opposer au vote d’un rapport de la Commission qui proposait de porter les congés de maternité à 18 semaines, refusant ainsi de moderniser une réglementation vieille de 17 ans (14 semaines actuellement).

 

Les socialistes européens considèrent l’égalité des sexes et l’aspiration des femmes à concilier leur vie familiale et professionnelle comme des priorités. Manifestement ce n’est pas le cas de la droite.

 

Le manifeste socialiste européen défend l’égalité des chances pour tous dans tous les domaines de la vie en Europe et consacre un chapitre à l’égalité femmes-hommes. L’intérêt et le bien-être des citoyens priment dans les nombreuses propositions qui sont faites, notamment pour appuyer les parents afin de concilier responsabilités familiales et professionnelles. Face à la droite conservatrice, le Parti socialiste européen se bat au quotidien pour une Europe de progrès.

 

 

 

 

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Jeudi 30 avril 2009

Mercredi 29 avril 2009


En France, en 2009 : les femmes perçoivent des salaires inférieurs de 21% à ceux des hommes, elles représentent 80% des travailleurs pauvres, assurent l'essentiel du travail ménager et de l'éducation des enfants. Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint, une femme est violée toutes les 10 minutes.


Pour les mauvais coups, les femmes sont toujours en première ligne : précarité, travail à temps partiel imposé, chômage... Les salaires des femmes tirent tous les salaires vers le bas et ce sont elles qui, au premier chef, doivent suppléer à l'absence des services publics, pour les personnes âgées par exemple. De cette situation tout le monde pâtit : femmes et hommes. Avec la crise, la situation ne risque pas des'inverser. On assiste au contraire aujourd'hui à une régression de nos droits dans tous les domaines.


Dans ce contexte, la défense des droits des femmes a souvent tendance a être reléguée au second plan. Pourtant, toutes et tous nous avons intérêt à l'égalité, à l'application des droits que nous avons conquis par la lutte au XXe siècle. La seule solution est de remettre l'égalité des droits sur le devant de la scène. Il y a urgence à se mobiliser femmes et hommes dans l'unité pour imposer d'autres choix au gouvernement et faire reculer la casse de tous les acquis.

Nous nous mobilisons :


Pour l'égalité professionnelle et salariale
: 85% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes, l'écart de salaire moyen est de 21% et leurs retraites sont en moyenne inférieures de 600 € par mois. Il est grand temps que des mesures contraignantes soient prises pour rendre effective l'égalité dans le monde du travail. Cela passe également par une répartition égale des tâches ménagères, aujourd'hui assumées à 70% par les femmes.

Pour en finir avec les violences faites aux femmes
: De nombreuses femmes sont victimes de violences, uniquement parce qu'elles sont femmes. 48 000 femmes sont violées chaque année (source : ENVEFF) et des milliers sont victimes de la prostitution, véritable violence faite aux femmes. 40 ans après le début des luttes féministes sur ce terrain, le gouvernement doit faire adopter la proposition de loi-cadre déposée au Parlement par le Collectif National Droits des Femmes.

Contre la casse des services publics Santé, Education, La Poste
... : le gouvernement s'attaque chaque jour à un nouveau service public. Alors que les inégalités sont si fortes entre les femmes et les hommes, les services publics constituent un élément déterminant pour les femmes dans l'accès aux soins, à l'école, ou encore aux services de la petite enfance. L'égalité femmes/hommes passe par la défense de ces derniers.


Pour la liberté de disposer de son corps
: Le combat pour le droit à l'avortement a plus de 30 ans et il est pourtant aujourd'hui encore difficile d'obtenir une IVG. Les réactionnaires de tous poils, encouragés par certains responsables religieux remettent en cause le droit de choisir sa sexualité, d'accéder librement à la contraception ou encore d'utiliser le préservatif. A cela vient s'ajouter une politique de santé qui, par la fermeture d'hôpitaux, la rentabilisation des actes, restreint chaque jour davantage l'accès à ce droit chèrement acquis par la mobilisation. Notre corps nous appartient : il faut garantir le droit à la contraception et à l'avortement partout sur le territoire ainsi que la droit, pour toutes et pour tous, de choisir sa sexualité.


Pour faire reculer le sexisme
: Des réflexes ou des idées que beaucoup pensait dépassés sont toujours présents et montrent que le sexisme est encore bien ancré dans les têtes et les comportements. Inversons radicalement la donne : il faut que la lutte contre le sexisme soit reconnue dans les textes de loi au même titre que la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. La lutte contre le sexisme passe également par la défense d'une société laïque, qui repose sur la séparation des Eglises et de l'Etat.


Une manifestation nationale pour les droits des femmes s'organise pour l'automne 2009

 

Par Olga Trostiansky - Publié dans : femmes
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Vendredi 24 avril 2009

 

                                                                                                                            

 
Les femmes et la crise économique - l'occasion de faire valoir une autre vision du monde ?

Alors que nous sommes encore dans les affres de la tempête, la situation économique actuelle caractérisée par la crise du crédit et l'effondrement des marchés financiers affecte sans aucun doute les femmes et les hommes d'une manière différente. Bien que les études n'aient pas encore évalué l'impact réel de l'actuelle crise financière et économique sur les femmes, on peut d’ores et déjà  voir une dimension de genre dans la façon dont la crise est présentée et discutée. Les secteurs de l'économie qui reçoivent de loin la plus grande attention médiatique sont des secteurs dominés par les
hommes: cela concerne principalement la construction et l'industrie automobile - alors que le commerce de détail et le secteur des services, principalement occupés par des femmes (ces secteurs étant également ceux où la représentation des travailleurs migrants est élevée) font l’objet de beaucoup moins d’attention. En plus d’être gravement touchés,  ces secteurs représentent en même temps la ségrégation des sexes sur le marché du travail. Cela doit être reconnu. Dans les secteurs où les femmes possèdent des contrats  de travail considérés comme atypiques : surreprésentation dans le travail à temps partiel,  travail peu qualifié, bas salaires, temps de travail flexible, et dans certains secteurs où les femmes font l’objet de pression pour conserver leur « sous-emploi », les femmes seront de plus en plus exposer à la pauvreté. De même, l’accès à un travail qui ouvrirait droit à des prestations de protection sociale leur sera restreint, puisque le schéma des régimes de sécurité sociale a toujours reflété une approche masculine du travail et de la protection sociale.

 

En considérant ce désastre comme le fait des hommes,  la crise du crédit a également mis en avant la place qu’occupent les hommes dans la prise de décision, excluant plus que jamais les femmes – pourtant la moitié de l’humanité –  et prouvant ainsi que la prise de décision reste l’apanage des hommes, tout comme les domaines de la finance privée et des secteurs économiques.

 

Que doit être fait? Dans les plans européens et internationaux de relance économique, il est urgent d’intégrer une dimension de genre dans l’analyse de l'impact de la récession économique et dans la manière d’y faire face. Ce serait ainsi l’occasion de révéler la véritable ampleur des inégalités entre les femmes et les hommes, déjà présentes en temps de « boom » économique. Cela peut aussi être l’opportunité de « mettre les choses au point » en reconnaissant que le temps est venu de considérer les aspirations et les besoins des femmes comme des hommes.

 

Investir dans les soins/la prise en charge de personnes, les services à la communauté,  l'éducation, la santé, y compris la santé sexuelle et reproductive, dans l’analyse budgétaire sensible au genre («gender budgeting»); ouvrir la voie à davantage de femmes dans la prise de décision, mettre fin aux écarts de rémunération, corriger les modèles de protection sociale qui reflètent prioritairement la vie active des hommes sont quelques-uns des moyens pour assurer que les femmes ne ramasseront pas les dégâts de cette débâcle. Pour ce faire, nous avons besoin de leadership politique et en tant qu’organisation de femmes, nous avons un rôle à jouer pour orienter nos dirigeants politiques dans ce sens.

 

Le plan européen de relance économique, adopté en décembre 2008,  souligne l’importance des modèles sociaux qui, en temps de crise, font preuve de leur utilité, notamment parce qu’ils sont fondés sur des principes de solidarité. Mais le plan de relance reste neutre du point de vue du genre.  Il faut donc plus de leadership pour assurer que les mécanismes de l'Europe sociale soient mieux adapter pour investir dans des initiatives qui favorisent le leadership des femmes en matière d'innovation et leur rôle en tant que leaders socio-économiques du changement.

 

La crise financière doit être saisie comme une occasion pour affirmer qu'une autre vision du monde est possible, celle qui a une approche globale dans laquelle les valeurs fondamentales de l'UE, à savoir: l'égalité entre les femmes et les hommes, les droits de l'homme, le principe d’anti - discrimination, la démocratie et la primauté du droit, y compris la bonne gouvernance, puissent devenir une réalité pour tous. Les femmes et les organisations de femmes ont un rôle vital à jouer dans ce processus.

 

 

 

Le Lobby Européen des Femmes (LEF) est un groupe de pression qui rassemble plus de 3.000 associations représentant des millions de Femmes de l'Union Européenne. La Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF) se mobilise avec les associations du Lobby Européen des Femmes sur des questions cruciales. 
Par Olga Trostiansky - Publié dans : femmes
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Vendredi 24 avril 2009

Paris, le 24 avril 2009
Non à l’apologie de la violence!

Le rappeur Orelsan doit se produire au Printemps de Bourges. Talent prometteur selon les programmateurs au vu de son album sorti en début d’année. Un homme incitant à la haine et à la violence à l’égard des femmes, dans son titre « Sale pute ». La polémique suscitée par les paroles du rappeur est amplement justifiée. Ce ne sont pas de simples paroles violentes envers les femmes, c’est un texte scandaleux aux propos odieux qui incitent directement à la violence.

La création artistique ne peut tout justifier d’autant que l’on sait qu’une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon – que les violences et les atteintes aux droits des femmes se multiplient chaque jour.

Socialistes, associatifs, citoyens, femmes et hommes, nous regrettons que les organisateurs de ce festival tentent de couvrir de tels propos, au prétexte que le titre ne figure pas dans l’album du rappeur et qu’il n’est pas interprété en concert.
Le Parti socialiste s’associe à toutes les voix qui demandent la déprogrammation d’Orelsan du Printemps de Bourges.

De plus, la chanson litigieuse est en ligne sur les sites vidéo : le Parti socialiste leur demande à ce qu’elle soit retirée. Et souhaiterait que cette demande soit formulée par le chanteur lui-même ce qui montrerait de sa part une réelle prise de conscience.

Engagé dans la promotion des femmes dans toutes les sphères de la société et dans la lutte contre toute forme de violence et de discrimination, le Parti socialiste est mobilisé aux côtés de celles et ceux qui subissent des violences et propose l’élaboration d’une loi cadre contre les violences faites aux femmes.


Communiqué de Gaëlle LENFANT,


Secrétaire nationale adjointe aux Droits des Femmes
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Jeudi 16 avril 2009

 

Collection

 

À dire vrai par Isabelle Germain

La femme est-elle vraiment l'égale de l'homme ?

Ségolène Royal, Martine Aubry, Laurence Parisot, Laurence Ferrari… « Les femmes prennent le pouvoir ! » affirment les médias dès que quelques-unes émergent. Pourtant, en France, elles représentent

moins de 20 % des parlementaires, moins de 10 % des dirigeants d’entreprises ou de grands médias

 

Les mécanismes d’éviction des femmes sont sournois, discrets. Isabelle Germain passe en revue les pouvoirs politique, économique, intellectuel, médiatique et domestique, et analyse les progrès et les régressions. Quelques femmes au pouvoir ne parviennent qu’à grand-peine à faire bouger les choses. La ténacité de quelques-unes fait avancer à petits pas vers la parité.

 

Si elles avaient le pouvoir…,

LAROUSSE, collection

 

 par Isabelle Germain À dire vrai, 12,5 x 17,5 cm, 128 pages, broché, 9,90 €

Gestion du temps, santé, écologie, éducation : aujourd’hui, ces questions touchent en priorité les femmes. Non parce qu’elles seraient biologiquement programmées pour s’en occuper. Mais parce que les hommes de pouvoir leur ont abandonné ces sujets… et qu’à leurs yeux, souvent, ces préoccupations sont mineures.

Quand le pouvoir est partagé, le champ du politique s’élargit.

Les décisions concernant la vie de la cité sont prises par des hommes. Nos démocraties sont incomplètes.

 


Isabelle Germain est journaliste. Après avoir passé sept ans à l’Usine nouvelle, elle est redevenue indépendante et crée un webmagazine d’informations générales pensées aussi par les femmes. Co-présidente de l’Association des femmes journalistes, elle anime le blog www.durosedanslegris.fr. Dans certains pays du nord de l’Europe où le gouvernement est mixte, la conciliation vie privée / vie professionnelle est un sujet politique. Dans les pays en développement, lorsque les femmes accèdent à la vie politique locale, la malnutrition recule. Quand les directions des entreprises sont paritaires, le management change de méthode et la rentabilité progresse.

 

Cependant, les blocages sont solides.

Par Olga Trostiansky - Publié dans : femmes
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