Signature du Pacte pour l'égalité par François Hollande, le 8 mars à Paris, dans une crèche de l'association ABC Puériculture. Merci à Noëlle Buton pour son accueil!

Olga Trostiansky
Âgée de 49 ans, mère de trois enfants, Française d'origine espagnole et russe, je suis issue du monde de l'entreprise privée.
Je suis actuellement adjointe au Maire de Paris chargée de la Solidarité, de la Famille et de la Lutte contre l'Exclusion. Je suis également conseillère d'arrondissement dans le 10e, chargée de
la Santé.
J'ai été élue ce printemps présidente de la branche française de la CLEF (Coordination pour le lobby européen des femmes), qui fédère des milliers d'associations européennes promouvant l'égalité
entre femmes et hommes.
De mars 2001 à mars 2008, j'ai exercé les mandats de conseillère du 10e arrondissement de Paris, déléguée à la jeunesse et aux sports, et conseillère de Paris, adjointe au Maire Bertrand Delanoë
chargée de la petite enfance et des familles. Lors de la précédente mandature, de 1995 à 2001, j'étais conseillère de Paris et déléguée à la petite enfance dans le 10e arrondissement.
Signature du Pacte pour l'égalité par François Hollande, le 8 mars à Paris, dans une crèche de l'association ABC Puériculture. Merci à Noëlle Buton pour son accueil!
Communiqué de presse - 5 avril 2012
ÉGALITÉ FEMMES-HOMMES :
NICOLAS SARKOZY PEUT MIEUX FAIRE
Nicolas Sarkozy a dévoilé aujourd’hui 32 propositions en vue de l’élection présidentielle. Une seule concerne spécifiquement l’égalité entre les femmes et les hommes : la création de 200 000 places de gardes d’enfants supplémentaires.
Pour améliorer les conditions d’emploi des femmes et les conditions de vie de tous les parents, il est indispensable de développer l’accueil des jeunes enfants. Le Laboratoire de l’égalité salue donc cette initiative. Toutefois, cette seule mesure ne saurait répondre aux inégalités qui subsistent en France.
Comment réduire les différences de salaires entre les hommes et les femmes ? Comment atteindre la parité dans les instances démocratiques et dans les instances dirigeantes des entreprises et des syndicats ? Comment aider les femmes qui cumulent CDD à répétition, horaires atypiques et situation de monoparentalité ? Comment améliorer les retraites des femmes ? Comment permettre aux pères de s’impliquer dans la vie familiale ? Comment lutter contre les stéréotypes sexistes ?
Sur tous ces points, le Pacte pour l’égalité porté par le Laboratoire de l’égalité apporte des réponses concrètes. Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon et François Hollande l’ont déjà signé.
Nous invitons M. Sarkozy à discuter ensemble de ces propositions. Il répondrait ainsi à une attente forte des Françaises et des Français : 60 % d’entre eux considèrent que l’égalité entre les femmes et les hommes doit constituer une priorité des candidat-e-s à l’élection présidentielle de 2012, selon une enquête récente réalisée par Mediaprism Group pour le Laboratoire de l’égalité.
Le Pacte pour l’égalité proposé à la signature des candidat-e-s à l’élection présidentielle décline en quatre thématiques des mesures emblématiques, parmi lesquelles :
1. Sur la parité et l’accès des femmes aux responsabilités, le Laboratoire de l’égalité demande :
- de réserver le financement aux partis politiques qui respectent les règles de parité ;
- de légiférer sur la parité dans toutes les instances de décision publiques et privées.
2. Sur l’égalité salariale et la lutte contre la précarité dans le travail, le Laboratoire de l’égalité demande :
- de faire de l’égalité salariale une priorité nationale à l’image de la sécurité routière, avec un objectif de baisse de l’écart moyen de 10 points en 10 ans ;
- de pénaliser le recours au temps partiel subi.
3. Sur la valorisation de l’implication des pères et la conciliation des temps de vie, le Laboratoire de l’égalité demande :
- la création de 500 000 places d’accueil des jeunes enfants en cinq ans ;
- la transformation du congé parental en un congé plus court, mieux rémunéré et partagé obligatoirement par les deux parents.
4. Sur le partage d’une culture de l’égalité, le Laboratoire de l’égalité demande :
- de lutter contre les stéréotypes sexistes dès le plus jeune âge et de former le personnel éducatif ;
- de lancer une campagne d’intérêt général sur la lutte contre les stéréotypes de genre.
Le Laboratoire de l’égalité rassemble 750 hommes et femmes qui partagent une culture commune de l’égalité. Tous, quelle que soit leur sensibilité politique, sont déterminés à mobiliser des moyens pour obtenir une mise en oeuvre effective de l’égalité professionnelle. Les membres sont issus de différentes sphères : associations, entreprises, réseaux de femmes, fonction publique, syndicats, monde politique, recherche, médias, blogosphère…
www.facebook.com/laboratoire.egalite
https://twitter.com/#!/Laboegalite
72 personnalités, mais seulement 28 femmes, nommées pour deux ans par le président de la République. Et parmi eux, beaucoup d'amis de l'UMP...
Le 6 mars, deux jours avant les grands discours de la journée internationale des droits des femmes, le président de la République nommait 72 « personnalités associées » au Conseil économique, social et environnemental (CESE). La loi oblige chaque organisation syndicale nommant des membres à ce Conseil consultatif, troisième assemblée de la République, à respecter la parité entre les hommes et les femmes. Mais l'exécutif n'en a cure : cette liste comprend 28 femmes pour 44 hommes.
La CGT a remarqué ces chiffres et s'indigne, mardi 13 mars : « le gouvernement se considère satisfait d’une proportion d’un-tiers de femmes pour les personnalités associées relevant de sa seule prérogative ! Derrière les grands discours, la réalité s’affiche : elle s’apparente à du mépris », écrit le syndicat dans un communiqué.
Ce mépris de la parité n'est pas la seule critique portée par le syndicat à cette vague de nominations, survenue à 6 semaines des élections, et sans la moindre concertation, selon la CGT. L'ensemble de ces 72 personnalités sont nommées pour deux ans, alors que les statuts du CESE permettent de nommer des experts pour une période courte en fonction des avis en préparation. Le syndicat voit là « l’occasion de remercier un certain nombre de personnes membres de l’actuelle majorité », observant que « la grande majorité des élus ou anciens élus nommés sont tous encartés à l’UMP ». Pour Nicolas Sarkozy, qui se présente comme le « candidat du peuple » contre les « corps intermédiaires », la manoeuvre fait tâche. Marine Le Pen avait déjà sauté sur l'occasion, la veille, pour dénoncer des nominations de « copinage ».
1 778 euros nets par mois : c'est le salaire moyen d'une femme en France.
Celui d'un homme s'élève à 2 221 euros.
Un écart en très légère baisse sur un an, et surtout dû aux baisses de salaires des cadres masculins de la finance.
En 2009, le salaire moyen des femmes a davantage progressé que celui des hommes (+ 1,9 % sur un an en euros constants contre + 0,9 %). C'est l'un des constats que dresse l'INSEE dans une étude sur les salaires dans les entreprises, publiée jeudi 22 décembre. L’écart salarial entre hommes et femmes s'est donc légèrement réduit sur un an, mais « demeure important », note l'INSEE : une salariée gagne en moyenne, en équivalent temps plein, 19,9 % de moins que son homologue masculin, contre 20,8 % en 2008. Les deux années précédentes, cet écart s'était accru. C’est chez les cadres que l’écart de salaires entre hommes et femmes est le plus élevé : 23,4 %. C'est aussi dans ce secteur qu'il s'est réduit le plus fortement en 2009 : le salaire moyen y a diminué de 2,2 % pour les hommes et augmenté de 0,3 % pour les femmes. Une évolution due, notamment, à la forte baisse salariale des cadres masculins dans le domaine financier. En 2009, une salariée française à temps plein gagnait en moyenne 1 778 euros nets par mois ; un salarié, 2 221 euros. Cet écart de 20% intègre la nature différente des métiers et des fonctions exercés par les hommes et les femmes. Mais à poste et à expérience équivalents, la différence reste de l'ordre de 10%, calculait l'INSEE en 2006. Un écart comme « reflet de pratiques ou de processus inégalitaires ou discriminatoires ».
Article paru dans les Nouvelles News - 22 décembre 2011
Point de vue | LEMONDE.FR | 30.11.11 | 09h09
par Murielle Michon, Olga Trostiansky et Maithe Stage
Les prochains jours, la représentativité des "forces de progrès" dans notre Assemblée nationale va se figer jusqu'en 2017. Malheureusement, tout porte à croire que le Parti socialiste, à l'issue du scrutin des 1er et 2 décembre, participe à reconduire une Assemblée nationale coupée de la réalité de la population française et des attentes de nos citoyennes, citoyens.
En effet, la représentativité de l'Assemblée nationale souffre de quatre grands maux :
Elle est caricaturalement masculine, à hauteur de 81,5 % ;
Or, la parité n'est pas seulement un concept visant à augmenter la représentativité des femmes dans les institutions politiques. La parité représente aussi un formidable outil de renouvellement du personnel politique : elle est un facteur de rajeunissement, de redistribution des mandats.
Le Parti socialiste a toujours porté la promesse de la parité.
En 2000, lorsqu'il fait voter la loi du 6 juin contraignant les partis à présenter autant de candidates que de candidats. Lors de sa dernière Convention de la rénovation où il vise l'objectif, non plus 50 % de candidates, mais de 50% d'élues. Et enfin à l'occasion des récentes primaires, lorsque Martine Aubry et François Hollande érigent l'égalité homme-femme au sommet de leurs priorités.
Malgré la promesse renouvelée, des signes, locaux d'abord, et nationaux ensuite, laissent à penser que la parité pourrait ne pas progresser de manière significative à l'occasion des prochaines élections législatives.
Sur les bancs socialistes, nous comptons à l'heure actuelle 49 députées, soit 26 % des députés.
La direction du Parti socialiste annonce qu'il y pourrait y avoir 50 % d'élues en plus en 2012. Ce qui apparaît, à première vue, comme un progrès significatif. Pourtant, c'est une perspective trompeuse.
En effet, dans l'hypothèse d'une victoire aux législatives – et si on exclut les circonscriptions réservées aux partenaires EELV, PRG, MRC et divers gauche – ce taux de progression serait inférieur ou égal au taux de progression des députés socialistes masculins !
L'analyse électorale détaillée département par département (sur un total de 452 circonscriptions étudiées) laisse apparaître des disparités et une interrogation légitime concernant la mise en œuvre de la parité réelle à l'Assemblée nationale :
Au total, les femmes socialistes peuvent espérer peser entre 26 % et 30 % des députés socialistes en juin 2012 contre 26 % actuellement. A ce rythme, on peut espérer la parité chez les socialistes à l'assemblée nationale entre 2037 et 2087 !
Murielle Michon, adjointe au maire de Fontenay Sous-Bois (PS) ;
Olga Trostiansky, adjointe au maire de Paris (PS) ;
Maithe Stage, consultante ressources humaines, sympathisante PS.
Ma candidature pour la 5ème circonscription de Paris (réservée diversité).
Madame la Première Secrétaire,
La cinquième circonscription de Paris constitue un enjeu important pour l’ensemble des partenaires de la gauche. Pour les socialistes du 10ème arrondissement, elle symbolise notre capacité de mobilisation électorale et de mise en œuvre d’une dynamique favorable à l’ensemble de la gauche. Comme tous les militants du 10ème et du 3ème arrondissements, je suis très attachée à ce que cette circonscription reste socialiste.
Je souhaite aujourd’hui représenter le parti socialiste aux élections législatives des 10 et 17 juin 2012 dans cette circonscription pour prolonger cette dynamique et porter tes engagements de modernisation et de féminisation des candidatures socialistes. La décision du bureau national de réserver cette circonscription à la diversité me semble particulièrement judicieuse car elle permettra le renouvellement du personnel politique national sur un territoire qui traditionnellement accueille de nombreux migrants.
Vivant et militant dans cette circonscription depuis des années, j’ai participé aux profondes mutations sociales et sociétales que l’équipe menée par Bertrand Delanoë a apportées à Paris. Fille de deux migrants non francophones, ma mère est espagnole et mon père était russe, je pense pouvoir représenter la diversité de la société française façonnée par les migrations, et l’idéal républicain d’ascension sociale par l’école et le militantisme.
Dans le respect le plus strict de l’esprit et de la lettre de tes engagements sur le cumul des mandats, je demanderai à Bertrand Delanoë si j’étais élue de bien vouloir me décharger de mes fonctions d’adjointe au Maire de Paris.
Amitiés socialistes,
Olga TROSTIANSKY
30-09-11
"Mettre fin à l'impuissance publique", "vaincre le chômage", "une école qui garantit la réussite de tous les élèves", "sortir les quartiers difficiles de l'engrenage de la violence et de la relégation", "de grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables" : confronter à la réalité les promesses du candidat Sarkozy de 2007 pour les quartiers permet de constater l'ampleur de l'échec des politiques conduites depuis son élection.
A l'automne 2005, un vent d'une violence extraordinaire soufflait sur les banlieues françaises, mouvement sans mots, sans voix, sans visage et pourtant reflet d'un mal-être, d'une désespérance et d'une perte de repères. Quels points communs à la plupart ces quartiers en flammes ? Environnement dégradé, enclavement, retrait des services publics, fort taux de chômage, particulièrement des jeunes, communes désargentées, tissu associatif mal en point… Quelques années plus tard, force est de constater que ce portrait des quartiers dits sensibles de notre pays est toujours le même et que leurs besoins et leurs attentes n'ont pas été entendus.
A l'approche de l'élection présidentielle de 2012, il est indispensable de réinventer la politique de la ville. Plutôt que d'en avoir honte et d'en avoir peur, la France devrait pouvoir être fière de ses quartiers et faire de l'amélioration de la qualité de vie de leurs habitants la première des priorités et également développer ces lieux en espaces de croissance et non d'exclusion. Plutôt que d'opposer les acteurs les uns aux autres, le gouvernement devrait être le pilote de politiques transversales, décloisonnées, qui réunissent les efforts de tous (Etat, collectivités, bailleurs, associations, entreprises) pour améliorer la vie de ces quartiers à tous points de vue : logement, éducation, emploi, culture, santé, égalité femmes-hommes… Pour construire cette égalité réelle, le Parti socialiste propose la mise en place d'un "contrat unique de développement humain et de renouvellement urbain", qui ne portera pas seulement sur l'indispensable rénovation urbaine, mais qui l'articulera aux autres problématiques. Dans un monde de plus en plus complexe, nous avons besoin d'approches globalisantes.
Ce contrat permettra d'améliorer l'habitat, de développer les transports, pour désenclaver les territoires, ou encore de prévoir les infrastructures et la fiscalité nécessaires au développement économique. Il permettra aussi d'augmenter massivement les moyens des établissements scolaires de ces quartiers, en laissant la place à l'innovation pédagogique; pour repeupler ces déserts médicaux le contrat favorisera l'installation des médecins dans des maisons de santé ; pour favoriser l'intégration des habitants d'origine étrangère, particulièrement les femmes, il luttera de manière plus ferme contre les discriminations, il leur donnera les moyens d'accéder à leurs droits, de mieux dialoguer avec les services publics et de mieux être accompagnés dans leur apprentissage de la langue française ; il favorisera la tranquillité publique et le vivre-ensemble par le renforcement de la police de proximité, par le soutien au tissu associatif qui redonnera vie à l'éducation populaire, singulièrement malmenée depuis dix ans.
Isolés dans ce qui ressemble souvent à un ghetto, certains habitants de ces quartiers n'ont pas droit à la parole ; il est urgent de la leur donner. Le droit de voter aux élections locales leur permettra, en choisissant qui les administrera, de faire vivre la démocratie.
Bariza Khiari, sénatrice (PS) de Paris et Olga Trostiansky, adjointe (PS) au maire de Paris
6 septembre 2011
Les hommes désagréables gagnent 18 % de plus que les autres hommes. Les femmes désagréables, gagnent seulement 5% de plus que les autres femmes dit une étude américaine. Explication : stéréotypes.
Les filles « sympas » et bien élevées arrivent rarement jusqu’au fauteuil de PDG . » Lois Frankel l’avait déjà dit dans son livre « Ces filles sympas qui sabotent leur carrière » (Pearson). Aujourd’hui, une étude américaine publiée dans le « Journal of Personality and Social Psychology » intitulée « Les gentils finissent-ils vraiment derniers ? » le confirme. Pour impressionner ses employeurs et être bien payé, mieux vaut être un homme acariâtre qu’une femme gentille. Car, dit cette étude menée par trois grandes universités, les hommes les plus « désagréables » gagnent 18% de plus que leurs collègues sympathiques. Mais être désagréable est moins payant chez les femmes : elles gagnent seulement 5% de plus que les « filles sympas »
Pourquoi une telle différence ? Cela relève de stéréotypes : une attitude désagréable est moins bien perçue chez une femme que chez un homme. Un homme qui se met en colère est souvent considéré comme ayant du caractère tandis qu’une femme exprimant son désaccord par une colère bruyante sera par exemple traitée d’hystérique. Et puis le niveau auquel les femmes s’autorisent à être désagréable est bien plus faible que pour les hommes. Il est probable, dit l’étude, « que la plupart des femmes désagréables ont appris par expérience qu’un comportement agressif n’était pas considéré comme féminin. Elles peuvent donc avoir tendance à « adoucir » leur comportement, pensant que c’est là une meilleure stratégie pour parvenir à leur fin. » L’éventail des choix pour les femmes donc est assez serré : faut-il être désagréable au risque d’être perçue comme peu féminine pour être payée à peine 5 % de plus que ses collègues gentilles ? Et sans être sûre que ça marche…Impasse.
Ecrit par Isabelle Germain - les Nouvelles News
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