Mon Parcours

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Âgée de 47 ans, mère de trois enfants, Française d'origine espagnole et russe, je suis issue du monde de l'entreprise privée.
 
Je suis actuellement adjointe au Maire de Paris chargée de la Solidarité, de la Famille et de la Lutte contre l'Exclusion. Je suis également conseillère d'arrondissement dans le 10e, chargée de la Santé.

J'ai été élue ce printemps présidente de la branche française de la CLEF (Coordination pour le lobby européen des femmes), qui fédère des milliers d'associations européennes promouvant l'égalité entre femmes et hommes.

De mars 2001 à mars 2008, j'ai exercé les mandats de conseillère du 10e arrondissement de Paris, déléguée à la jeunesse et aux sports, et conseillère de Paris, adjointe au Maire Bertrand Delanoë chargée de la petite enfance et des familles. Lors de la précédente mandature, de 1995 à 2001, j'étais conseillère de Paris et déléguée à la petite enfance dans le 10e arrondissement.
 
 

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Jeudi 16 avril 2009

 

Collection

 

À dire vrai par Isabelle Germain

La femme est-elle vraiment l'égale de l'homme ?

Ségolène Royal, Martine Aubry, Laurence Parisot, Laurence Ferrari… « Les femmes prennent le pouvoir ! » affirment les médias dès que quelques-unes émergent. Pourtant, en France, elles représentent

moins de 20 % des parlementaires, moins de 10 % des dirigeants d’entreprises ou de grands médias

 

Les mécanismes d’éviction des femmes sont sournois, discrets. Isabelle Germain passe en revue les pouvoirs politique, économique, intellectuel, médiatique et domestique, et analyse les progrès et les régressions. Quelques femmes au pouvoir ne parviennent qu’à grand-peine à faire bouger les choses. La ténacité de quelques-unes fait avancer à petits pas vers la parité.

 

Si elles avaient le pouvoir…,

LAROUSSE, collection

 

 par Isabelle Germain À dire vrai, 12,5 x 17,5 cm, 128 pages, broché, 9,90 €

Gestion du temps, santé, écologie, éducation : aujourd’hui, ces questions touchent en priorité les femmes. Non parce qu’elles seraient biologiquement programmées pour s’en occuper. Mais parce que les hommes de pouvoir leur ont abandonné ces sujets… et qu’à leurs yeux, souvent, ces préoccupations sont mineures.

Quand le pouvoir est partagé, le champ du politique s’élargit.

Les décisions concernant la vie de la cité sont prises par des hommes. Nos démocraties sont incomplètes.

 


Isabelle Germain est journaliste. Après avoir passé sept ans à l’Usine nouvelle, elle est redevenue indépendante et crée un webmagazine d’informations générales pensées aussi par les femmes. Co-présidente de l’Association des femmes journalistes, elle anime le blog www.durosedanslegris.fr. Dans certains pays du nord de l’Europe où le gouvernement est mixte, la conciliation vie privée / vie professionnelle est un sujet politique. Dans les pays en développement, lorsque les femmes accèdent à la vie politique locale, la malnutrition recule. Quand les directions des entreprises sont paritaires, le management change de méthode et la rentabilité progresse.

 

Cependant, les blocages sont solides.

Par Olga Trostiansky - Publié dans : femmes
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Mercredi 15 avril 2009

Paris, le10 avril 2009

  

Lettre ouverte à tous les découvreurs de jeunes talents, programmateurs et journalistes musicaux, directeurs de salles de concerts
ou de spectacles !

  

Tous et toutes responsables !

La violence sexiste est aussi inacceptable que la violence raciste ou homophobe

  

Comment auriez vous réagi si les phrases suivantes : « On verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée (...) Tu n’es juste qu’une truie, tu mérites ta place à l’abattoir (...) veut te voir retourner brûler dans les flammes »,
étaient issues d’un texte qui s’adressait à un juif, un arabe ou un homosexuel ? Vous n’auriez probablement pas osé programmer son auteur-interprète, quelle que fût la qualité musicale attribuée. Et vous auriez eu raison, comme ont eu raison, il n’y a pas si longtemps, des responsables supprimant de leur programmation des humoristes à l’humour douteux sur les victimes d’une page noire de notre histoire.

 

Quand une société lutte contre toutes les formes de discrimination ou de violences, nous sommes toutes et tous concernés, responsables dans nos actions et nos domaines de compétences pour défendre l’égalité de droit et de traitement. C’est cela qui fonde notre cohérence et notre cohésion sociale, ciment d’une société égalitaire qui trouve sa source dans le respect de toutes et tous, et de chacun. 

Qui aujourd’hui oserait remettre cette co-responsabilité en question ? Qui aujourd’hui oserait dire que certaines formes de violences seraient plus acceptables ou tolérables que d’autres ?

 

Pourtant… Aujourd’hui certains d’entre vous estiment que défendre, au nom de la qualité artistique d’un genre musical – que nous ne jugeons pas- des propos incitant à la haine et la violence envers la moitié de l’humanité : les femmes, ne constitue pas une atteinte à ces principes de lutte contre toutes les discriminations! Mais non, ces textes sont issus d’une chanson parlant les « relations » entre hommes et femmes, filles et garçons.

Alors pourquoi cette fameuse responsabilité citoyenne, sociale, disparaît-elle, totalement effacée, quand il s’agit de violences faites aux femmes ? Pourquoi est-elle balayée par des arguments comme : « C’est la figure montante de la jeune génération » ; «Album excellent, parfait reflet d’une jeune génération désabusée », pourquoi son genre musical semble t-il tout excuser? Comment oser dire que ces chansons sexistes, homophobes, privilégiant une ultra violence dans les rapports entre les sexes, où les femmes sont les victimes, peuvent d’une quelconque manière être reconnues comme excellentes ? Ce n’est ni du talent, ni même des « histoires », ni de « l’humour » fût-il décalé. C’est criminel.

 

Certains d’entre vous ont pourtant eu raison, comme ces responsables d’une salle poitevine qui ont décidé et assumé de ne pas donner de tribune à celui qui fait de la violence envers les femmes l’essence même de son message.

Oui, rechercher de nouveaux talents ou artistes, même au risque de bousculer, est nécessaire et est intrinsèquement lié à l’évolution de notre société. Cela ne peut tout justifier, ni permettre de s’affranchir de la réalité des violences faites aux femmes, même au nom de la liberté d’expression ou artistique, quand une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son compagnon, et que tant d’autres sont tous les jours blessées, violées, mutilées, brûlées.

En accordant vos commentaires journalistiques élogieux à de telles personnes, en les programmant dans vos salles, parfois largement subventionnées par des fonds publics, vous vous rendez coupables. Coupables de complicité pour incitation à la violence et à la haine envers les femmes, au mépris des droits humains les plus élémentaires.

Oui nous sommes tous et toutes responsables. Depuis toujours, l’art et la musique en particulier, sont des facteurs d’échanges, de tolérance et de découvertes interculturelles. Ne dit-on pas que « la musique adoucit les mœurs » ? Vous en êtes souvent les promoteurs voire les instigateurs.

 

Nous, associations regroupées en « collectif de lutte contre les violences faites aux femmes » ayant reçu le label « campagne d’intérêt général » pour l’année 2009, nous vous demandons de nous rejoindre dans cette lutte en renonçant à promouvoir quelques individus porteurs de message destructeurs et criminels.

C’est de notre dignité à toutes, tous, dont il s’agit.

  

Association de Femmes Euro-Méditérannéenne Contre les Intégrismes (AFEMCI), Alliance des Femmes pour la Démocratie (AFD), Association de Solidarité avec les Femmes Algériennes Démocrates (ASFAD), Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF), Centre National d’Information des Droits des Femmes et des Familles (CNIDFF), Collectif Féministe contre le Viol (CFCV), Conseil National des Femmes Françaises (CNFF), Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF), Femmes Solidaires, Fondation Jean et Jeanne Scelles, Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles et autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et enfants (GAMS), Marianne de la Diversité, Mouvement du Nid, Mouvement Ni Putes Ni Soumises (NPNS), Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF), Regards de Femmes France, Vivent les Femmes, Voix de Femmes.

 

 

Par Olga Trostiansky - Publié dans : femmes
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Mercredi 8 avril 2009

7 avril à 18h30

 

Jacques BERES, Président de l'association « Les Enfants du Canal » nous avait convié à l'inauguration du Busabri des enfants du Canal situé 26 avenue de l’Observatoire à Paris 14ème,  nous étions nombreux à avoir répondu à son appel. 

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ici mon intervention à cette occasion :


Ce centre me semble être un modèle de ce que doit être l’hébergement des personnes sans abri : un accueil souple, respectueux des parcours de vie, adapté aux besoins des personnes, un accueil citoyen qui donne la parole aux usagers et les associe aux décisions du quotidien.

 

L’innovation qui est au cœur de votre projet, nous la souhaitons dans les réponses que les associations vont proposer à l’appel à projet que la Ville de Paris et ses partenaires, l’Etat et la Région, s’apprêtent à lancer, pour ouvrir 250 places d’hébergement et de logement d’insertion.

Au–delà de la nécessaire ouverture de places que nous demandons sans cesse, à savoir 5.000 places en Île-de-France dont 2.000 à Paris, il est indispensable autant qu’urgent que les centres d’hébergement soient adaptés aux personnes auxquelles ils sont sensés s’adresser.

Les personnes toxicomanes, les jeunes travellers, les personnes atteintes de troubles psychiatriques, les personnes très désocialisées doivent pouvoir être accueillies dignement, c’est le sens de l’appel à projet que nous lancerons solennellement le 5 mai prochain à l’Hôtel de Ville. Les associations seront très prochainement invitées à participer à ce lancement.

 

L’innovation doit aussi est au cœur des toutes les actions en direction des personnes sans abri ; je pense aux lieux d’accueil de jour, je pense aux maraudes, sur lesquelles nous conduisons avec tous les partenaires un important travail de coordination et de professionnalisation. Dans le dispositif de maraude parisien, le Busabri est un outil particulièrement précieux.

Il permet aux personnes sans domicile de trouver repos, soutien et conseil et d’être orientés efficacement vers le bon interlocuteur.

La mixité de l’accueil, qui associe travailleurs sociaux, bénévoles et « travailleurs pairs » est certainement source d’enrichissement réciproque en même temps qu’il permet une parole juste et pleinement respectueuse des personnes.

 

Je remercie donc et félicite très chaleureusement toute l’équipe des Enfants du Canal et leur souhaite bonne route à bord du Busabri."

  

C’est pour moi un plaisir de participer à l’inauguration du Busabri, presque un an jour pour jour après celle du centre de stabilisation devant lequel nous sommes actuellement.
Par Olga Trostiansky - Publié dans : Insertion
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Jeudi 26 mars 2009

Paris, le 18 mars 2009

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE de Bertrand DELANOË


Je tiens à exprimer l’inquiétude que m’inspirent les déclarations récentes du Pape Benoît XVI.

 

Dire que l’utilisation de préservatifs « aggrave le problème » du sida, représente malheureusement un propos contraire à la vérité et irresponsable au regard des enjeux humains.

 

Le rôle de l’Eglise est certes de porter une parole qui entend demeurer antérieure et supérieure aux défis de l’époque. Mais en usant de son autorité morale et spirituelle pour dénoncer le seul moyen de prévention contre le sida, le Pape pose un acte dont chacun mesure la gravité. C’est d’autant plus vrai que ses déclarations s’adressent à un continent, l’Afrique, qui concentre à lui seul plus de 60% des 33 millions de séropositifs.

 

Des associations et des bénévoles luttent chaque jour, depuis des années, avec un courage admirable, pour venir en aide aux malades ou pour diffuser les messages d’information et de prévention, et Paris les soutient activement. Les paroles du Pape constituent une entrave bien regrettable à leur travail, et c’est là une lourde responsabilité.

 

A quelques jours du Sidaction en France, je forme donc le voeu que l’Eglise catholique, dont les messages sont écoutés dans le monde, trouve à l’avenir les mots pour défendre les moyens de préserver vraiment la vie.

Par Olga Trostiansky - Publié dans : politique
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Jeudi 26 mars 2009

Paris, le 11 mars 2009

  

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

de Bertrand Delanoë

 

 

Du 20 au 24 avril doit se tenir, à Genève, la « Conférence mondiale contre le racisme », sous l’égide de l’ONU. Je crains que ce rendez-vous ne soit la reproduction indigne du spectacle consternant qu’avait offert en septembre 2001, la précédente édition.

 

Le bureau du Comité préparatoire de cet événement, présidé par la Libye, et dont l’Iran est le vice-président, a rédigé un projet de « déclaration finale » dans lequel la lutte contre le terrorisme et la critique des religions sont présentées comme autant de formes du racisme. L’Etat d’Israël y est accusé d’être par essence raciste. En revanche, il n’est jamais fait mention, dans ce texte, du Darfour ou du Zimbabwe, par exemple.

 

Je partage également les inquiétudes exprimées par les défenseurs de l’égalité entre les sexes, qui redoutent que la référence à la liberté du culte ne serve surtout à légitimer des atteintes et oppressions intolérables faites aux femmes à travers le monde.

 

Notre pays compromettrait ses valeurs et sa devise en participant à cette mascarade.

 

Je souhaite donc que la France, à l’instar d’autres grandes nations démocratiques, refuse de siéger dans cette conférence et de contribuer à sa préparation.

 

Cautionner cette imposture serait une faute. Ce serait approuver une démarche associant cynisme et intolérance, et légitimant le racisme au nom de l’antiracisme.

Par Olga Trostiansky - Publié dans : politique
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Mercredi 25 mars 2009

Paris, le 20 février 2009

 

Le Sénat fait barrage à l’égalité
entre les femmes et les hommes

 

Alors que l’Assemblée nationale a adopté le 27 janvier dernier un amendement au projet de loi organique relatif à l’application des articles 34-1, 39 et 44 de la Constitution prévoyant que le dépôt d'un projet de loi devait être accompagné d'une étude d'impact évaluant les conséquences en termes d’égalité entre les femmes et les hommes, le Sénat a refusé le 18 février d’adopter cette disposition.

 

Grâce à un amendement déposé par Mme Marie-Jo Zimmerman (Présidente de la délégation aux droits des femmes) et M. Guy Geoffroy, adopté par la Commission des lois, avec l’avis favorable de son Président et Rapporteur M. Jean-Luc Warsmann, l’article 7 prévoyait avant son passage au Sénat que « Pour chaque catégorie d'administrations publiques et de personnes physiques et morales intéressées, ils [les documents d’études d’impact] estiment les conséquences économiques, financières, sociales et environnementales des dispositions législatives proposées et en analysent l'impact en termes d'égalité entre les femmes et les hommes. ».

Cette disposition saluée à l’Assemblée comme une véritable avancée vers le passage d’une égalité de principe à une égalité réelle, a rencontré l’opposition de la Commission des Lois du Sénat jugeant qu’en la matière il suffisait de s’en remettre à l’appréciation du Parlement. Malgré l’initiative de Mme Michèle André (Présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat), représenté par M. Yannick Bodin en séance, cette disposition a été rejetée.

La position du Sénat rappelle celle qu’il a prise au moment du vote de la loi du 30 juillet 2003 réformant le mode de scrutin des sénatoriales qui a limité l'application de la proportionnelle aux départements élisant 4 sénateurs et plus, au détriment des engagements gouvernementaux en matière de parité. Le scrutin uninominal, ne comportant aucune obligation paritaire aux yeux de la loi, concerne depuis la moitié des sièges sénatoriaux.

L’Observatoire de la parité rappelle qu’en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, aucun processus historique « naturel », ni aucune « appréciation » ou bonne volonté individuelle n’a encore fait ses preuves. Si l’égalité entre les femmes et les hommes est un principe constitutionnel, il en revient au Parlement de se donner les moyens et les outils nécessaires pour faire respecter et garantir dans les faits cette égalité.

 

Emmanuelle Latour

Secrétaire générale

Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes

 

Par Olga Trostiansky - Publié dans : femmes
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Jeudi 30 octobre 2008


Mardi 28 octobre en soirée, nous avons fété les 15 ans du SAMU social, une soirée d'hommage à ce groupement d'intérêt public, à son fondateur Xavier Emmanuelli et à l'ensemble des porfessionnels qui s'y activent. Une occasion aussi de se questionner sur la mission de l'Etat et sa manière de l'assumer.  Je vous laisse découvrir mon intervention.

C’est au nom du Maire de Paris que je tiens tout d’abord à remercier toutes celles et tous ceux qui par leur courage, leur détermination, leur altruisme et leur professionnalisme nous donnent l’occasion de nous retrouver ce soir pour un anniversaire émouvant et symbolique de 15 ans d’humanité.
 Tout d’abord je voudrais saluer Xavier Emmanuelli pour avoir fait naître une conscience citoyenne de l’immense détresse dans laquelle se trouvaient de nombreux hommes et femmes et pour avoir impulsé d’une manière décisive la mise en œuvre d’une véritable politique de l’urgence
Depuis, cette conscience terrible de la misère à notre porte, dans nos rues, a gagné chacun de nous et porte aujourd’hui un nom terrible : l’exclusion.
Etre exclu, c’est être hors de tout, c’est souffrir, c’est l’altération profonde de sa relation au monde, c’est ne plus pouvoir vivre avec les autres.
Il est donc de notre devoir de protéger et d’agir, ensemble, toujours plus, pour tenter que les plus démunis puissent retrouver dignité et réconfort.
A Paris depuis 2001 avec Bertrand DELANOË, nous nous sommes engagés résolument dans cette voie, avec l’ouverture de 1000 places nouvelles et la rénovation de 2000 autres qui permettent d’accueillir plus dignement les plus exclus.
Nous ne pouvons ignorer , que près de 150 000 foyers vivent sous le seuil de pauvreté, que les besoins alimentaires ont augmenté de 8 %, que la crise à venir risque de grossir ces chiffres déjà si alarmants.
Le 115 est aussi un bon indicateur des besoins.
A cet égard, nous sommes très inquiets, à l’approche de l’hiver, de l’insuffisance des capacités d’hébergement pour les sans abri dans la capitale et en Ile de France alors que le 115 n’est déjà plus en capacité de répondre à toutes les demandes. Il serait inacceptable que le Gouvernement ne réponde pas à cette situation d’urgence sociale et humanitaire alors qu’il en a la compétence. Le Maire de Paris s’est engagé à créer 2000 places d’hébergement et de maisons relais d’ici 2014. Nous avons d’ors et déjà mobilisé le patrimoine foncier de la ville pour ouvrir 3 nouveaux centres cet hiver. Nous réfléchissons aussi à mieux prendre en compte les grands « cassés », les SDF vieillissants, les sans abri atteints de pathologies psychiatriques lourdes mais nous avons besoin du soutien financier de l’Etat pour que ces projets aboutissent. Le gouvernement a annoncé un renforcement des équipes mobiles de psychiatrie intervenant auprès de ce public : j’espère que cette annonce va se traduire par des mesures concrètes dès cet hiver dans la capitale, sachant que la ville est prête à accompagner cet effort.
Cette lutte, ce combat quotidien opiniâtre et déterminé, c’est ensemble que nous devons le mener en unissant nos forces et nos espoirs.
Ensemble cela veut dire aussi avec les associations auxquelles je tiens solennellement ici à rendre hommage au nom du Maire de Paris.

Je ne les citerai pas toutes mais je remercie chacune pour l’immense travail chaque jour accompli.

 Ensemble, c’est aussi et peut être surtout avec l’Etat, avec le Préfet de Paris M. Claude KUPFER avec lequel nous travaillons chaque mois pour veiller et faire avancer nos dossiers communs. La coordination des interventions de l’Etat, de la ville et des associations a produit des résultats depuis le mouvement engagé par les enfants de Don Quichotte et nous devons continuer dans ce sens.
Ce devrait être aussi avec le Préfet de Région que j’ai alerté lors d’une récente rencontre sur l’urgence que vous avions à mettre en commun nos forces, nos ressources, notre intelligence, nous les départements franciliens pour proposer une offre plus harmonieuse, plus efficace et plus humaine. Depuis plusieurs années, le Maire de Paris demande au gouvernement une programmation régionale de l’offre d’accueil et l’ouverture dans ce cadre de 5000 places nouvelles sur l’Ile de France. Il est urgent d’agir à l’heure ou Paris concentre plus de la moitié de l’offre régionale d’hébergement pour seulement 4 % dans Hauts de Seine. Chaque Ville doit prendre ses responsabilités et créer sa part d’hébergement et de logements pour les plus démunis : c’est un devoir de solidarité collective. Et l’Etat doit être en capacité d’imposer ces structures aux territoires qui refusent cet effort de solidarité. Cela vaut également pour l’hébergement hôtelier fortement mobilisé par le Samu social qui doit être mieux réparti sur l’ensemble de la Région. 
Nous devons aussi construire une offre proche des gens, dans leur quartier, au coin de leur rue ; pour qu’ils puissent se fabriquer et conserver ces repères indispensables à leur survie, mais il nous reste encore beaucoup à faire.

Par Olga Trostiansky - Publié dans : Insertion
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Lundi 20 octobre 2008

C’est ainsi qu’était titré un article du monde daté du jeudi 16 octobre. Signé par Annie Khan cet article décrivait une étude de la business school du CERAM qui montre que les entreprises les plus féminisées résistent mieux aux tourmentes boursières. En effet, Les femmes prendraient  moins de décisions risquées car elles développent des stratégies «prudentes conservatrices», les hommes développant de stratégies «audacieuses dangereuses». Ni l’étude ni l’article n’expliquent comment le conservatisme et la prudence viennent aux femmes. Au fil des siècles et selon la culture virile dominante, les femmes se sont vue privées de courage physique, de raison, de la capacité à s’émanciper de l’église…Aujourd’hui elles sont incapables de prendre des risques ! Ce genre de publication en dit plus sur les préjugés sexistes que sur les crises financières.   

Accessoirement, j’aurai aimé savoir comment se passent les entretiens d’embauches de ces entreprises et voir avec un oeil sexué, les staffs de direction fonctionner. Les femmes qui prennent des risques passent plus vite pour des inconséquentes que pour des aventurières et «bien fol qui s’y fie».   

Illustration : une allégorie de la prudence!

Par Olga Trostiansky - Publié dans : femmes
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Vendredi 3 octobre 2008
Cette Campagne européenne vise à accroître la présence des femmes au plus haut niveau de la politique européenne et à encourager les femmes et les électeurs en général à voter aux prochaines élections européennes. Signez et faites signer l'appel.
Le site web de la campagne  www.5050democracy.eu  (il faut taper l'adresse, si le lien ne fonctionne pas) propose différents outils pour participer et influencer les partis  et responsables politiques en vue des élections européennes de 2009.N'hésitez pas à contacter Cécile Gréboval (gréboval@womanlobby.org) au secrétariat du lobby à Bruxelles pour plus d'information.
Par Olga Trostiansky - Publié dans : femmes
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Jeudi 2 octobre 2008

Crise financière, crise alimentaire, crise du modèle social européen : les femmes sont les premières concernées par la précarité, les première touchées par les changements économiques et sociaux. La France n’a plus de ministre en charge des droits des femmes et n’aura bientôt plus de services administratifs spécifiquement dédiés aux femmes. C’est donc localement que des programmes d’action pour l’égalité se mettent en place et que les associations travaillent.  
Les autorités locales peuvent-elles vraiment proposer des politiques qui fassent progresser l’égalité? Tiennent-elles compte de la situation des femmes dans leurs politiques économiques, culturelles, sportives ou sociales? L’action locale est-elle suffisante ?
Les associations féministes européennes rassemblées dans le lobby européen des femmes (LEF) tiendront cette année leur assemblée générale à Lyon le 25 octobre avec pour thème «autorités locales et égalité femmes hommes ».

 

La CLEF

(Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes)

vous invite

 

Mardi 7 octobre 2008 à 11h00

 

à dialoguer sur le thème

« Autorités locales et égalité femmes –hommes»

 

en présence de

Fatima Lalem,

Adjointe au Maire de Paris en charge de l’égalité femmes- hommes

et de nombreuses associations.

 

dans les locaux de « Femmes solidaires »,

25 rue du charolais – Paris 12ème - M° Dugommier

 

 

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