Mon Parcours

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Âgée de 47 ans, mère de trois enfants, Française d'origine espagnole et russe, je suis issue du monde de l'entreprise privée.
 
Je suis actuellement adjointe au Maire de Paris chargée de la Solidarité, de la Famille et de la Lutte contre l'Exclusion. Je suis également conseillère d'arrondissement dans le 10e, chargée de la Santé.

J'ai été élue ce printemps présidente de la branche française de la CLEF (Coordination pour le lobby européen des femmes), qui fédère des milliers d'associations européennes promouvant l'égalité entre femmes et hommes.

De mars 2001 à mars 2008, j'ai exercé les mandats de conseillère du 10e arrondissement de Paris, déléguée à la jeunesse et aux sports, et conseillère de Paris, adjointe au Maire Bertrand Delanoë chargée de la petite enfance et des familles. Lors de la précédente mandature, de 1995 à 2001, j'étais conseillère de Paris et déléguée à la petite enfance dans le 10e arrondissement.
 
 

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Lundi 15 septembre 2008

Mes multiples activités me laissent peu de temps pour alimenter ce blog, je vous laisse cependant découvrir la lettre ouverte adressée par la CLEF au Président de la République. Pour une information complète, cette lettre est partie le 25 aout et nous n'avons aucune réponse à ce jour. 

 Monsieur le Président de la République,

La coordination française pour le lobby européen des femmes (CLEF) regrette que la Présidence française de l’Union Européenne n’ait pas pour objectif prioritaire de faire reculer les inégalités entre les sexes, discrimination fondamentale. Malgré une mobilisation importante de la Commission et du Parlement Européen,  la situation des femmes en Europe est loin d’être satisfaisante :

 ·         Les femmes  sont insuffisamment protégées de la violence masculine : les violences intra-familiales, la prostitution et les mutilations sexuelles concernent des millions de femmes dans les 27 pays européens. Le Lobby européen des femmes estime que 45% des européennes ont eu à subir une fois dans leur vie la violence masculine.

 ·         La maîtrise de la contraception par les femmes n’est pas acquise. Par ailleurs, aux trois  pays, Irlande, Malte et Pologne interdisant aux femmes de pratiquer un avortement lorsqu’elles doivent faire face à une grossesse non désirée, s’est ajoutée récemment la Lituanie. L’accès au droit à l’interruption volontaire de grossesse est très menacé en Italie.

 ·         L’activité professionnelle des femmes est insuffisamment valorisée. Le taux d'emploi des femmes était en 2005 de 56,3 pour cent dans la moyenne de l'UE, de 71,3 pour cent pour les hommes, l’écart de rémunération entre hommes et femmes est en moyenne de 15%, les femmes n’accèdent pas à tous les métiers et la vie de famille pèse largement sur leurs épaules, les obligeant trop souvent à choisir entre s’occuper de leurs enfants ou de leurs parents ou exercer une activité professionnelle.

 ·         Les postes à responsabilité, dans le domaine politique, économique, intellectuel ou social  restent accaparés par les hommes, dans tous les pays européens. Même si des pays nordiques font figure de référence grâce à des lois sur la parité dans les parlements et les conseils d’administration des entreprises, n’oublions pas que l’Irlande, la Grèce, la Hongrie, Malte, la Roumanie et la Slovénie accueillent moins de 15% de femmes dans leurs parlements nationaux.    

 Nous pourrions multiplier les exemples, mais là n’est pas le propos. La Présidence Française de l’Union Européenne doit impérativement permettre d’engendrer une dynamique de réduction des inégalités entre les sexes.

 Les femmes et les hommes n’ont pas besoin de grandes déclarations et de colloques mais de l’application des nombreux textes européens existants, de la mobilisation des services des Etats membres et de la Commission mais aussi de l’implication des territoires autour de la charte des communes et régions d’Europe pour l’égalité des femmes et des hommes au niveau local. La mobilisation de moyens humains et financiers dans chacun des Etat membres doit être élevée au rang de priorité pour que cesse cette inacceptable injustice.

L’assemblée générale du Lobby européen des femmes (Lyon, 23-25 octobre 2008) permettra à la CLEF et aux 26 autres coordinations nationales de partager leurs préoccupations, de valoriser ce qui fonctionne bien, de stigmatiser les échecs et surtout présenter leurs propositions pour une égalité effective.

Nous vous invitons avec tous les hommes et femmes d’Europe, tous les partis politiques, les syndicats et les organisations de la société civile de l’Union à soutenir activement l’appel de la Campagne du Lobby Européen des Femmes : « Pas de démocratie européenne moderne sans «égalité femmes-hommes».

 

Par Olga Trostiansky - Publié dans : femmes
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Mardi 15 juillet 2008

 

L e dernier conseil de Paris a vu le vote de deux délibérations importantes : Le plan départemental d’insertion, sur lequel je reviendrai, et la mise en œuvre du micro-crédit social. Une convention entre le crédit municipal et le département permet la mise en œuvre d’un dispositif de prêt pour les 10% de la population exclus du système bancaire. Les sommes en jeu sont de moins de 3000 euros, à des taux inférieurs à 4%. Quand le capital sera remboursé, le département de Paris reversera à l’emprunteur la moitié des intérêts que celui-ci a payé. Ce service sera accessible sous condition de ressources (1390€ pour une personne seule) dès septembre 2008. L’objectif est de réaliser 1000 crédits d’ici fin 2009. Ces crédits permettent de faire face aux dépenses urgentes et vitales : les frais de formation, d’équipement, de santé…

Par Olga Trostiansky - Publié dans : Insertion
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Vendredi 4 juillet 2008

Le balais des grandes contributions généralistes alimente la presse. Mais la préparation d'un congrès du parti socialiste donne géalement lieu à l'élaboration de nombreux textes thématiques. Tous seront en ligne sur le site du PS le 7 juillet. J'ai participé avec quelques camarade à la rédaction de celui-ci. .

Les socialistes s’engagent pour les femmes

 Le combat pour l’égalité porté par les socialistes nous a amené à engager résolument le combat de l’égalité entre femmes et hommes. Nul n’est besoin de revenir sur les progrès fondamentaux pour les femmes que la gauche porte lorsqu’elle est au pouvoir : parité, égalité professionnelle, développement des modes d’accueil des jeunes enfants… Mais comme en matière de droits sociaux, la droite détisse en ce moment la trame que nous avions mise en place : pas de ministre aux droits des femmes,  disparition annoncée du Service aux droits des femmes et à l’égalité, brèche dans la mixité scolaire, régression dans le financement des crèches, pénurie de logements sociaux… L’ordre social et moral, qui enferme les femmes dans des rôles qu’elles ne souhaitent plus incarner, est de retour. Le recul des droits en matière de santé, de vieillesse ou de famille, la précarisation croissante des salariées, la misère de la politique éducative touchent également de plein fouet les femmes les plus fragiles et celles qui cumulent l’effet des discriminations sexistes et racistes. 

 Une intervention politique forte, dans tous les secteurs des politiques publiques peut seule mettre fin à ce mouvement de recul et amorcer une société plus égalitaire.  

 Le Parti Socialiste donne au niveau local une impulsion décisive. Les maires, les présidents et présidentes de conseils généraux ou régionaux mènent des politiques actives et efficaces : multiplication des équipements en faveur de la petite enfance, développement de la formation continue, accompagnement des foyers monoparentaux, soutien aux personnes faibles (malades, handicapées, âgées)… Mais la lutte pour l’égalité entre les sexes  ne passe pas seulement par les politiques sociales, elle doit sous-tendre l’ensemble de l’action politique. Elle doit également  s’appliquer d’abord au sein du parti avec un bureau et un conseil national paritaires et le secrétariat aux fédérations ou celui aux élections confié à une femme.   

    I-           Les socialistes s’engagent pour la solidarité

 1.   augmenter le taux d’emploi des femmes à tous les âges et rémunérer normalement leur travail
 80% des travailleurs à bas salaire sont des femmes : l’emploi salarié ne protège pas les femmes de la grande pauvreté, du mal logement ... Outre des conditions d’emploi très difficiles, les femmes retraitées ou seules à élever leurs enfants sont également largement touchées par la pauvreté. Elles subissent leur sous-emploi et leurs salaires au rabais. Le niveau d’activité des femmes de plus de 50 ans est bas (54% contre 62% pour les hommes), cet arrêt prématuré des carrières génère de basses retraites. Les femmes sont donc particulièrement vulnérables à la réduction des droits sociaux que conduit le Gouvernement Fillon. Pourtant, l’activité des femmes est un gain pour l’ensemble de la société. Justement rémunéré, le travail des femmes permettrait de créer de la croissance durable en luttant efficacement et à long terme contre la pauvreté, en renforçant le système de protection sociale et en limitant la demande d’aide et d’assistance. Les socialistes privilégient deux axes : un travail antisexiste avec les employeurs et un service public social dépassant enfin le modèle du travail des femmes comme « travail d’appoint ».  

 Les employeurs antisexistes doivent être avantagés. Des politiques de gestion sexistes, qui sont donc coûteuses pour l’ensemble de la société, pourraient être sanctionnées par des pénalités fiscales ou sociales (avec des indicateurs comme la parité dans les recrutements, dans les temps partiels, les écarts de salaires entre hommes et femmes…). La Halde doit jouer son rôle, alerter la justice et celle-ci doit appliquer des pénalités que la loi fixera.

 Parallèlement, le système fiscal et social doit cesser de pousser les femmes hors du champ de l’activité. Un véritable service public de l’enfance, la valorisation des acquis de l’expérience associative ou au foyer, l’individualisation les droits fiscaux ou sociaux avec une réelle prise en compte des spécificités du travail féminin permettraient à celles qui le souhaitent de concilier vie de famille et vie professionnelle en en mesurant exactement l’impact pour leur ressources.

 2.   une représentation positive des femmes
 Les préjugés sexistes  justifient violences, mauvaises orientations professionnelles et le sexisme ordinaire et extraordinaire. La promotion de la laïcité et de la mixité sexuelle, sociale et générationnelle de l’espace public, des équipements et services publics est de nouveau un défi. Après des années de sécularisation, une minorité de fanatiques de toutes les religions, confortée par une vision communautariste portée par le Président de la République, entendent à nouveau imposer à l’ensemble de la société une spécialisation des services et des espaces. Cette radicalisation religieuse entrave la liberté de penser de tous, mais elle entrave particulièrement les déplacements, le travail, la créativité et la liberté de nombreuses femmes en France.

 Les socialistes réclament depuis longtemps une loi anti-sexiste, avec les moyens d’une application sur tout le territoire et dans tous les domaines. L’école doit être en tête de nos priorités, avec l’application de la loi sur l’éducation sexuelle et la promotion active de la mixité dans toutes les filières.    

 Les créatrices doivent être particulièrement aidées, pour mettre fin à une situation paradoxale où les lectrices, spectatrices ou visiteuses sont plus nombreuses, mais où les femmes sont moins exposées, jouées ou lues que les hommes. La culture, les médias dans le domaine de la fiction, des jeux ou de l’information renvoient aujourd’hui une image caricaturale et stéréotypée des femmes ou des petites filles. Une amélioration de la prise de parole et de l’image des femmes pourrait faire partie des cahiers des charges imposés aux grands médias aidés ou autorisés par l’Etat.     

 II- les socialistes s’engagent pour l’égalité

 1.   le droit à choisir sa vie personnelle, familiale et affective
En droit, les femmes et les hommes sont égaux dans la vie familiale. Sauf lorsque des droits étrangers peuvent être appliqués. Ou lorsque la justice décide que la virginité est une «qualité essentielle» pour une épouse. Ou à Mayotte et en Nouvelle Calédonie où des droits coutumiers peuvent être « choisis » par les femmes. Ces survivances juridiques ou judiciaires doivent faire l’objet de la plus grande attention. Outre la dénonciation des conventions bilatérales ou des droits coutumiers contraires au principe constitutionnel d’égalité entre hommes et femmes (les conventions bilatérales qui permettent la répudiation par exemple), il est nécessaire de prêter la plus grande vigilance aux décisions de justice qui contreviendraient à ce principe. 

 Dans les faits, la possibilité de vivre librement sa vie affective et familiale n’est pas non plus acquise. La contraception est encore aujourd’hui mal connue, mal utilisée et mal remboursée. Un travail régulier d’information et de communication sur la santé sexuelle et reproductive est à mettre en place, les campagnes qui sont organisées ponctuellement et de manière irrégulières, sont en effet insuffisantes.

 Les lesbiennes sont l’objet de représentations très négatives, avec des conséquences qui peuvent être dramatiques, en terme d’insertion professionnelle, de logement… La lutte contre les discriminations homophobes devra prendre en compte la situation particulière des femmes et la discrimination «à bas bruit» dont elles font  l’objet.

 Pour trop de femmes et d’enfants, la famille est un lieu de grandes souffrances. Aujourd’hui en France, deux enfants meurent chaque jour de violences domestiques, tandis qu’une femme en meure tous les trois jours et un homme, tous les 14 jours. La lutte contre les violences intrafamiliales et contre les mariages forcés doit continuer et faire l’objet d’un grand programme de formation des professionnels de la santé, de l’éducation, du social de la police et de la gendarmerie au dépistage de la violence, de la mise en place de moyens pour accueillir, protéger et rendre justice aux victimes. 

Enfin, le maintien du lien entre le père violent et les enfants met trop souvent les enfants et les femmes en danger pour qu’il  puisse continuer à s’exercer comme aujourd’hui. Là encore, la formation et la sensibilisation des professionnels de justice doit être élevée au rang de priorité. Une grande loi contre les violences à l’exemple de celle adoptée en Espagne montrera qu’il s’agit d’un enjeu pour l’ensemble de la société avec un programme d’intervention ambitieux concernant les modes d’hébergement (urgence, foyers,  logements sociaux…),  la mise en place de prestations sociales adaptées aux situations.. .  Il doit intégrer des violences qui, jusqu’à présent, sont peu ou pas intégrées dans nos normes juridiques telles que le harcèlement psychologique au sein du couple, les mutilations sexuelles, la prostitution, les crimes d’honneur, la lesbophobie etc… Il doit de surcroît,  construire  une véritable démarche en direction des auteurs de violences comme le font certains pays depuis plus de 20 ans. Tous les domaines, vecteurs de violence et notamment les médias, la publicité,  internet, les portables etc… devront être examinés.

 Parallèlement, nous devons porter le projet d’une société mixte et paritaire, qui donnerait aux hommes toute leur place dans la vie familiale. Le maintien de relations continues et régulières, entre enfants et parents, même en cas de séparation doit être valorisé comme l’investissement des pères à l’école, à la crèche ou lors d’un congé parental... L’égalité des droits et des devoirs des hommes et des femmes dans la vie familiale doit être sans cesse réaffirmée, pour les parents comme pour les enfants.

 L’organisation des compétitions sportives par les grandes fédérations doit favoriser la popularisation des activités des clubs ou sections comportant des équipes féminines, à fin de loisir ou au plus haut niveau.

 Enfin, les socialistes doivent appréhender la dépendance des personnes très âgées non seulement comme une question de santé ou une question sociale, mais également comme une question sexuée. Cette charge familiale revient souvent aux femmes, pesant sur leur carrière professionnelle et leur vie sociale.

 2.  Agir pour la parité politique et sociale 
 Le parti socialiste s’est honoré lors des dernières élections législatives en présentant 46% de candidates. On ne peut pas en dire autant de l’UMP qui n’en présentait que 30%. Mais au final, 87,7% des députés sont des hommes, comme 89% des maires et 83% des sénateurs. Le divorce entre les électeurs et ceux qui les représentent est trop flagrant et participe à la défiance envers le système démocratique.

 Le système de pénalisation financière des partis n’est donc pas assez efficace pour arriver rapidement à la parité à l’Assemblée nationale et le champ d’application de la loi doit être élargi aux exécutifs locaux, y compris les établissements publics de coopération intercommunale. Il est indispensable que le cumul des mandats soit strictement interdit en matière de mandat électif à tous les niveaux et que la règle de la limitation à deux mandats successifs dans la même fonction soit érigée en règle absolueNon seulement cela contribuera à instaurer la parité réelle (pas seulement au niveau des candidates mais aussi au niveau des élues) mais cela permettra de faire émerger dans la vie politique à la fois des femmes et des jeunes et à instaurer une autre image des responsables politiques. Nous proposons par ailleurs que les partis politiques qui n’appliquent pas la règle paritaire soient privés de tout financement public.

 Mais la représentation politique n’est pas la seule à devoir se renouveler : la loi devrait également imposer la parité dans tous les organes représentatifs, conseil constitutionnel, conseil supérieur de la magistrature, Conseil supérieur de l’audiovisuel. La représentation syndicale et patronale dans les chambres consulaires et les organismes sociaux gagnerait également bénéficier d’une loi sur la  parité. Le militantisme des femmes doit être promu et valorisé.
C’est la raison pour laquelle, les organisations et associations de femmes doivent être aidées sur le terrain, et trouver des interlocuteurs administratifs compétents et attentifs.
Nous souhaitons également que les conseils d’administration des entreprises se féminisent. Le secteur public, national et local peut en la matière donner l’exemple, en désignant autant d’administratrices que d’administrateurs dans les entreprises où les collectivités et l’Etat sont actionnaires.

En matière de parité, le parti socialiste se doit d’être exemplaire : la parité du bureau et du conseil national est un aujourd’hui indispensable. De plus, les secrétariats nationaux  qui influent sur la vie du parti et pas seulement sur son projet (fédérations et élections) doivent être confiés à des femmes.

3. Soutien aux femmes du monde
S’il reste beaucoup à faire pour l’égalité en France, la situation des femmes dans les autres pays est trop souvent dramatique et doit faire l’objet d’une intervention claire de la France. La crise financière, alimentaire et énergétique que traverse le monde génère pauvreté et repli sur soi. Les femmes, notamment les femmes migrantes, mais aussi celles qui souhaitent sortir des carcans traditionalistes sont trop peu soutenues et trop peu prises en compte dans les politiques publiques des Etats.   

La diplomatie française est actuellement complètement absente sur ce thème. La France laisse dans les instances internationales les oppresseurs des peuples et plus particulièrement des femmes, défendre des conceptions des droits humains inacceptables.  En réclamant une application sans restriction de la convention pour l’élimination des discriminations envers les femmes, la France s’honorerait et poserait les bases d’un dialogue constructif entre les peuples, au bénéfice des femmes comme des hommes. Ce doit être un objectif majeur des socialistes français et européens. Outre une position diplomatique claire, des engagements financiers conséquents  pour les fonds structurels d’aide aux femmes doivent être pris.

Enfin, la lutte contre la traite des femmes et des enfants doit être poursuivie sans relâche, intensifiant les coopérations policières et judiciaires, pour que le corps des femmes ne puisse plus être une source de profits sans risques.

Cette contribution entend rassembler un socle de convictions communes sur le sujet de l’égalité entre hommes et femmes à de nombreux socialistes et donner des outils aux élus et aux socialistes engagés dans la vie sociale et économique pour travailler à l’élaboration d’une société mixte, paritaire et plus juste.

 

Par Olga Trostiansky - Publié dans : femmes
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Mardi 1 juillet 2008

J'ai visité hier l'un des monuments emblématiques de Paris, le Palais de la femme de l'Armée du Salut. Cet immense bâtiment du début du 20e siècle, situé à l'angle de la rue de Charonne et de la rue Faidherbe, fait l'objet d'une vaste réhabilitation, la première d'ampleur en 82 ans. A terme, le Palais de la femme pourra accueillir 350 femmes et 20 enfants avec un centre d'hébergement, un foyer logement et une résidence sociale. Point fort du projet, la mixité sociale, puisque le Palais accueillera non seulement des femmes en grande précarité, mais aussi des étudiantes, de jeunes travailleuses et des étudiantes.

Les travaux seront achevés dans un peu moins d'un an. Comme il s'agit d'un très lourd chantier, il a été réalisé « en site occupé », c'est-à-dire en ne fermant pas complètement l'établissement. J'ai ainsi pu visiter quelques-unes des chambres transformées en studios très confortables.

Je vous recommande de faire un tour sur le
site de l'Armée du Salut, qui retrace l'histoire du Palais de la femme.

Par Olga Trostiansky - Publié dans : femmes
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Mardi 17 juin 2008

J'ai participé hier à l'hommage organisé pour les personnes sans domicile mortes récemment en Île-de-France à l'initiative du Collectif les Morts de la Rue. Cette manifestation revêtait pour moi une signification particulière, puisque la première démarche publique que j'ai effectuée en prenant fonction dans ma délégation d'adjointe au Maire de Paris chargée de la solidarité, de la famille et de la lutte contre l'exclusion a été de participer à la cérémonie organisée dans le quartier des Halles en mémoire de Patrick le Ch'ti, mort dans la rue.

J'ai pu prendre ainsi conscience de la nécessité absolue d'organiser des manifestations en hommage aux morts de la rue : elle permettent de rendre à ces personnes leur dignité, de les réintégrer dans la société, à leurs proches de se recueillir, mais aussi de faire émerger la prise de conscience collective que la vie à la rue est intolérable car elle réduit dramatiquement l'espérance de vie des personnes.

C'est pourquoi, nous devons tout faire pour éviter aux plus vulnérables de se retrouver à la rue et aider les personnes à trouver leur place dans la société en créant les logements nécessaires et en développant des actions d'insertion qui favorisent le retour à l'autonomie de tous.

Par Olga Trostiansky - Publié dans : Insertion
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Vendredi 13 juin 2008

Avec Sarkozy et Fillon, il faut toujours se méfier : beaucoup de déclarations d'intention souvent contredites par les faits. La preuve : la mort annoncée du Service Droits des Femmes et Egalité, prévue par la Révision générale des politiques publiques.

Je vous renvoie sur l'article en ligne de Rue89, où j'apparais en tant que présidente de la CLEF.

Par Olga Trostiansky - Publié dans : femmes
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Dimanche 1 juin 2008


Regard de femmes est une association présidée  par Micèle Viannès secrétaire gébérale de la CLEF
 Virginité de l’épouse : « qualité essentielle du conjoint » pour le tribunal de Lille !

 

 Regards de Femmes est stupéfaite de la décision d’annulation d’un mariage par le tribunal de Lille sous prétexte « d’erreurs sur les qualités essentielles du conjoint ».

 La virginité de l’épouse serait « une qualité essentielle du conjoint », en France, en 2008. Quid de la virginité de l’époux ? L’égalité entre les femmes et les hommes est un principe constitutionnel de notre République et concerne toutes les personnes vivant sur le territoire.

Le tribunal a sans doute, par sensiblerie tiersmondiste, fait prévaloir le statut personnel des époux et de leurs coutumes sur les libertés fondamentales.

 Si les couples font de leurs accords particuliers le fondement du mariage républicain où allons-nous ?  Tout ceci va renforcer la chirurgie réparatrice d'hymen. De même, la « mode » des certificats de virginité se répand. On attend les procès en responsabilité des médecins !

 Le mariage n'est rien d'autre que l'amour dit publiquement et engagé dans l'histoire. Il atteste la maturité affective lorsque la relation s'épanouit en communauté de vie et d'œuvre du couple advenu.  Il est vrai  que l'amour est bien loin de ces considérations d'un autre siècle.

 Le mariage doit être conforme à l’ordre public. A ce stade, l'ordre public français n'est pas atténué, mais exténué!  Si la justice s’incline devant les exigences de chaque archaïsme, elle n’est plus la justice de la République. Le Parquet doit faire appel. Le Garde des Sceaux devra veiller à ce que la République ne s’efface pas des tribunaux.

 

 

Par Olga Trostiansky - Publié dans : femmes
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Vendredi 30 mai 2008

Il n’existe, pour moi, qu’une explication au fait qu’un juge puisse aujourd’hui en France proclamer que la virginité d’une femme fasse partie de ses «qualités essentielles». Cet homme arrive directement du Moyen Age. Il vient d’un temps où la conviction religieuse donnait aux femmes et aux hommes des obligations sociales qu’une loi humaine ne pouvait dépasser. Un temps que nous espérions avoir laissé derrière nous depuis 1905.

Mais mes pensées vont plutôt vers cette femme, vers celle que la justice désigne comme la menteuse, vers celle que son mari désigne comme l’impure. Et à toutes les autres qui pour cause de religion ou de « réputation » ne peuvent vivre librement leur vie affective et sexuelle.

Elles sont au cœur de l’engagement des féministes. Nous devons faire en sorte d’être visibles, accessibles et audibles par tous et toutes pour que le corps de la femme lui appartienne enfin.  

 

Par Olga Trostiansky - Publié dans : femmes
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Vendredi 30 mai 2008

Pour lutter contre la crise du logement, il faut être créatif et ne négliger aucune piste : par exemple, « Louez solidaire » que la Ville de Paris a lancé il y a un an.

Le fonctionnement de « Louez solidaire » est le suivant : le propriétaire du logement loue son appartement à une association conventionnée par la Ville de Paris au bénéfice d'une famille hébergée en l'hôtel par l'Aide sociale à l'enfance, qui paye alors une redevance en fonction de ses ressources. La famille est hébergée pour une durée ne devant pas excéder 18 mois au terme de laquelle elle doit être en mesure d'accéder à un logement autonome, dans le parc social ou privé. Le propriétaire qui s'engage dans cette démarche a l'assurance totale d'une bonne gestion locative de son patrimoine sans risque d'impayé. Dix associations ont d'ores et déjà été conventionnée par la Ville, qui finance la couverture des frais de captation des logements, le coût de la gestion locative et des risques locatifs encourus par les associations.

La Ville s'est engagée sur la mobilisation de 1.000 logements sur la mandature, et j'ai visité hier avec Bertrand Delanoë le 100e logement loué dans le cadre de ce dispositif. Ce grand trois-pièces, situé dans un quartier confortable du 15e arrondissement et géré par la dynamique association Aurore, bénéficie à une mère et ses trois jeunes enfants qui ont connu de nombreuses années d'hôtel.

La crise du logement et de l'hébergement des familles en difficulté ne se règlera pas uniquement dans un cadre parisien, Paris concentrant déjà 60 % des capacités d'hébergement en Île-de-France. C'est pourquoi nous demandons au Gouvernement de participer à ce dispositif afin d'étendre l'expérimentation sur l'ensemble du territoire francilien.

Par Olga Trostiansky - Publié dans : Insertion
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Lundi 26 mai 2008

J'ai visité la semaine dernière avec Fatima Lalem, ma collègue en charge de l'égalité femme / homme à Paris, le centre d'hébergement d'urgence de la rue de Crimée (19e), dédié à l'accueil de femmes isolées avec enfant(s). Ce lieu magnifique, totalement réhabilité très récemment, héberge jusqu'à 39 mères accompagnées de leurs enfants qui n'avaient plus aucune solution de logement. La configuration des lieux permet de préserver l'intimité de la vie de famille tout en offrant des espaces communs chaleureux. Une crèche accueille des jeunes enfants durant la journée, permettant ainsi aux mères d'accomplir toutes les démarches d'insertion nécessaires (accès aux droits, recherche d'une solution de logement).

J'ai pu rencontrer certains des personnels qui travaillent au quotidien auprès des familles, qui m'ont alertée sur le paradoxe que la plupart de ces femmes travaillent sans pouvoir pour autant se loger. Objets de discriminations en tous genres, premières victimes de la spéculation immobilière, c'est pour ces femmes qu'il faut inventer des solutions pour faire de Paris une ville où l'on peut vivre dignement.

Par Olga Trostiansky - Publié dans : Insertion
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