Les familles du 10e

Publié le par Olga Trostiansky

observatoire-des-familles2.jpgJ’ai présenté la semaine dernière aux maires d’arrondissement le premier rapport de l’Observatoire des familles, instance unique en France. J’ai demandé sa création en 2005 pour collecter et analyser toutes les données statistiques disponibles (démographie, caractéristiques socio-économiques, logement, petite enfance, scolarité, loisirs, action sociale…), afin de fournir chaque année un portait réactualisé des familles parisiennes. La précision des données, affinées à l’échelle de l’arrondissement et parfois même de l’îlot d’habitation, nous permet de conduire une politique au plus près des besoins et des attentes des Parisiens. En voici quelques éléments concernant le 10e.

Le rapport 2007 nous apprend ainsi qu’on compte plus de familles dans le 10e que dans le reste de Paris (22,4% des ménages contre 22%). 42% des personnes y vivent en famille (40,7% à Paris). Le nombre de naissances domiciliées a crû plus rapidement dans notre arrondissement entre 1994 et 2002 qu’en moyenne parisienne (+18% contre +8%) et se maintient à un niveau élevé, autour de 1.660 par an. Le taux de natalité du 10e est l’un des plus élevés de la capitale. Cette vitalité démographique, sensible depuis 1999, a sous-tendu notre programme de création de places d’accueil de jeunes enfants. Plus de 500 places nouvelles de crèches et haltes-garderies ont été créées depuis 2001 dans le 10e; il faut poursuivre l’effort et être d’une grande vigilance en ce qui concerne les décisions de fermetures de classes par le Rectorat.

Les logements du 10e sont globalement anciens et de petite taille (63% de studios ou de deux pièces) et sont suroccupés, puisque 44% des familles de trois enfants ou plus vivent dans un logement de une à trois pièces. 14% seulement des familles sont logées dans le parc social (25% à Paris) et on compte davantage de familles demandeuses d’un logement social (21% contre 17%). Si l’on ajoute que les familles à bas revenus sont plus nombreuses dans le 10e qu’en moyenne parisienne (19% contre 16%) et que, selon la CAF, 2.035 familles du 10e vivaient en 2005 sous le seuil de pauvreté, cela nous conforte dans l’idée qu’il faut absolument poursuivre l’effort de développement du parc social dans le 10ème, en privilégiant les grands logements.

Autres données, celles qui confirment la grande diversité culturelle de notre arrondissement : les familles étrangères (c’est-à-dire, selon l’INSEE, dont le « chef de famille » est étranger) y sont plus nombreuses que dans le reste de Paris (31% contre 21%). En 2005, 29% des naissances domicilées dans le 10e étaient issues de parents de nationalité étrangère, contre 21% à Paris. Il convient donc de développer les initiatives pour mieux accueillir les personnes d’origine étrangère, faciliter leur connaissance de nos services, favoriser leur intégration, surtout lorsqu’elles ne maîtrisent pas notre langue.

Vous conviendrez que la connaissance de ces éléments est absolument indispensable pour construire un projet municipal cohérent, en prise avec la réalité, au plus près des besoins des habitants…

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