Contraception : il faut continuer à informer

Publié le par Olga Trostiansky

Neuwirth.jpgEn tant que présidente d’une association féministe, l’Assemblée des femmes Paris Île-de-France, je me dois de célébrer aujourd’hui sur mon blog le 40ème anniversaire du vote de la loi Neuwirth, qui permit à des millions de femmes d’accéder à la pilule contraceptive – et à des millions de couples de vivre une paternité et une maternité « responsable », pour employer une expression du député. Même si c’est un ministre gaulliste qui fit voter cette loi progressiste, il ne faut pas oublier que cette mesure était réclamée par la gauche depuis des années – elle apparaissait dans le programme de François Mitterrand en 1965.

Si l’usage des contraceptifs est à présent pleinement entré dans les mœurs, force est de constater qu’il y a encore beaucoup à faire en terme d’information : une grossesse sur deux en France est non désirée, le taux d’IVG reste très élevé (210.000 chaque année), particulièrement chez les jeunes femmes. Il a fallu attendre cinq ans pour qu’une nouvelle campagne nationale d’information sur la contraception soit lancée, malgré les demandes incessantes des associations, particulièrement du Planning familial. A Paris, en 2006, nous avons largement diffusé un dépliant au format poche ; il était temps que cet automne une autre campagne prenne le relais.

Publié dans femmes

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Carteron 02/01/2008 18:48

Merci pour cet article . Très peu de journalistes ont daigné rappeler l'importance de cette loi et encore moins de politiques . A ma connaissance, seule Aurélie Filipetti est intervenue à l'Assemblée nationale pour rendre hommage aux associations féministes et à Lucien Neuwirth. Il y a urgence à relancer une grande campagne d'information auprès des adolescentes et adolescents dès le collège.Mais est-ce bien de la volonté du gouvernement actuel ?Elisabeth Carteron