Petite enfance : la droite à court d'idées

Publié le par Olga Trostiansky

Le projet de Françoise de Panafieu pour les familles parisiennes manque cruellement d’ambition : proposer aux parents de jeunes enfants une allocation pour la garde à domicile sans prévoir dans le même temps de construire massivement des crèches, c’est ne leur offrir aucune perspective d’avenir. Les Parisiens plébiscitent toujours plus l’accueil collectif, et la vitalité démographique parisienne ne se dément pas. Bertrand Delanoë s’est engagé à ouvrir 4.500 nouvelles places supplémentaires, après les 5.816 ouvertes sous cette mandature, les besoins restant encore importants. Considérant l’accueil collectif comme trop coûteux, Françoise de Panafieu propose une simple mesure d’appoint.

Une des rares solutions d’accueil collectif envisagées par Françoise de Panafieu est la création de mini-crèches au pied de chaque nouvel immeuble de logements. Ce n’est pas une proposition de bon gestionnaire, car ces établissements ont un coût de fonctionnement élevé.

La solution proposée par la candidate, c’est l’octroi d’une allocation mensuelle de 300€ pour les parents de moins de trois ans qui ne bénéficient pas d’une place d’accueil collectif.
Nous voilà revenus 7 ans en arrière sans projet ni idée : aucune exigence de justice sociale, un chèque pour tout le monde et pour tout le monde le même, sans souci ni des revenus ni de la composition familiale, qui sont pourtant les critères essentiels d’une politique équitable et auxquels ont été soumises toutes les aides créées depuis 2001.

Les parents doivent être en mesure de choisir en toute confiance la garde à domicile. C’est pour cela que Bertrand Delanoë propose une mesure qualitative : encourager la professionnalisation de la garde à domicile, en créant un « label qualité garde à domicile » attribué aux associations qui forment des personnels à la fonction « d’auxiliaire parental ». On cherche en vain une mesure équivalente dans le "projet" de Françoise de Panafieu...

undefinedLa nouvelle crèche municipale rue Eugénie-Cotton (19e)

Publié dans politique

Commenter cet article