communiqué du Planning Familial relatif à la publication du décret autorisant les centres de planification et centres de santé à réaliser des avortements par voie médicamenteuse.

Publié le par Olga Trostiansky

                                                                                                          Paris, le 18 mai 2009



Le Planning Familial autorisé à faire des IVG médicamenteuses : une avancée à

confirmer pour les droits des femmes


Attendu depuis presque 18 mois, le décret autorisant les centres de planification et centres de santé à
réaliser des avortements par voie médicamenteuse est enfin publié.

Jusqu’alors cette méthode d’interruption de grossesse n’était possible, hors hôpital, qu’auprès des

médecins de ville conventionnés avec un établissement de santé.

Avec ce décret, les centres de planification du Planning Familial pourront désormais pratiquer cette

technique abortive jusqu’à cinq semaines de grossesse (7 semaines d’aménorrhée). Cette mesure

favorisera l'accès par la proximité et améliorera l'accompagnement spécifique nécessaire à une pratique

de l’IVG de qualité.

Pour autant, Le Planning Familial sera attentif et veillera à ce que :

- l’élargissement de la pratique de l’interruption volontaire de grossesse par voie médicamenteuse ne se fasse pas au détriment de la méthode d’IVG instrumentale par aspiration pratiquée uniquement en établissements hospitaliers pour répondre à une logique économique. Les femmes doivent pouvoir continuer à avoir le choix de la méthode qui leur convient.

- l’ensemble de ses associations puissent, en leur qualité de CPEF (centre de planification ou d’éducation familiale), structures financées par les Conseil généraux, passer cette convention. En effet, le décret n’oblige pas les présidents de conseils généraux à organiser l’IVG par voie médicamenteuse. L’article 1er du décret précise, en effet, que « Pour organiser la pratique de l’interruption volontaire de grossesse par voie médicamenteuse, le président du conseil général peut passer convention avec un centre de planification ou d’éducation familiale, un centre de santé (…) »

Saluant cette avancée trop longtemps attendue, Le Planning Familial continuera de défendre le droit des

femmes à disposer de leur corps, parce que c’est leur droit, leur choix et notre liberté à toutes et tous.

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