Au delà de l'indignation

Publié le par Olga

Un article de Courrier international m’apprend qu’au Niger une femme a une « chance » sur sept de mourir en accouchant. Je suis à peu près certaine que personne n’a un tel taux de mortalité parmi les mères d’un troupeaux d’animaux, même au Niger.

Au-delà de l’indignation, il y a l’écœurement et j’espère l’action. Là encore, comment sortir de l’indignation pour permettre à ces femmes de vivre, et plus encore de vivre dignement ?
Les femmes sont des actrices essentielles du développement économique, social et culturel. Les soins que l’on peut apporter lors d’un accouchement ne demandent pas toujours des plateaux techniques très impressionnants.

La transmission de méthodes simples, la présence de personnels qualifiés, de lieux propres permettraient sans doute de réduire de façon très importante cette mortalité.

Pourquoi n’est-ce pas une priorité ni pour ce pays, ni pour les donateurs internationaux publics ou privés? Parce que les femmes vivantes et debout remettraient en cause le pouvoir patriarcal et masculin ? et que finalement beaucoup s’accommodent de la situation de l’Afrique telle qu’elle est ? Qu’en pensez vous ?


Une photo du film "Yeleen" de Souleymane Cissé

Publié dans femmes

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