Un capitalisme féministe ?

Publié le par Olga Trostiansky

L'économie norvégienne est depuis quelques années dopées par les ressources pétrolières. Le pays s'est très vite enrichi et le choix a été fait de partager cette richesse et d'en faire le levier d'un progrés social. L'amélioration de la condition des femmes est particulièrement visée, avec des mesures inédites. Ainsi, les sociétés anonymes qui n'auront pas plus de 40% de femmes dans leurs conseils d'administration seront interdites de cotation boursière à la fin de l'année 2007. D'après "le Monde" , 55% des entreprises concernées respecteraient déjà la loi. Ce "radical-capitalisme" est lié à une très grande prospérité des entreprises : mais également à une volonté de l'Etat et à un contrat social très différent du notre. Un peu moins de 40% des parlementaires sont des femmes et il y est admis qu'hommes et femmes forment deux catégories politiques aux intérêts si différents qu'ils doivent être représentés pour ce qu'ils sont. Si je suis admirative des résultats, j'ai du mal à croire que les conseils d'administration des grosses sociétés puissent être un vecteur d'égalité et de justice sociale en France. J'accorderai pour ma part une priorité à la parité dans les contrats de travail à durée indéterminée, dans les contrats de travail à temps plein.

Publié dans femmes

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Valentine 24/07/2007 12:32

2366, 1750, 1500 ? Combien de places de crèches effectivement créées à Paris depuis l’élection de Bertrand Delanoë ? Ps: Pouvez-vous parler un peu plus des créches ?

Olga Trostiansky 24/07/2007 19:17

4516 exactement entre Mars 2001 et Mars 2007 et un objectif de 5200 places pour Mars 2008 ; je vais développer tout cela dans un prochain billet