L'Elysée méprise la parité au CESE-

Publié le par Olga Trostiansky

Paris, le 15 mars 2012
Lesnouvellesnews - Cafouillages

72 personnalités, mais seulement 28 femmes, nommées pour deux ans par le président de la République. Et parmi eux, beaucoup d'amis de l'UMP...


 

Le 6 mars, deux jours avant les grands discours de la journée internationale des droits des femmes, le président de la République nommait 72 « personnalités associées » au Conseil économique, social et environnemental (CESE). La loi oblige chaque organisation syndicale nommant des membres à ce Conseil consultatif, troisième assemblée de la République, à respecter la parité entre les hommes et les femmes. Mais l'exécutif n'en a cure : cette liste comprend 28 femmes pour 44 hommes.

La CGT a remarqué ces chiffres et s'indigne, mardi 13 mars : « le gouvernement se considère satisfait d’une proportion d’un-tiers de femmes pour les personnalités associées relevant de sa seule prérogative ! Derrière les grands discours, la réalité s’affiche : elle s’apparente à du mépris », écrit le syndicat dans un communiqué.

Ce mépris de la parité n'est pas la seule critique portée par le syndicat à cette vague de nominations, survenue à 6 semaines des élections, et sans la moindre concertation, selon la CGT. L'ensemble de ces 72 personnalités sont nommées pour deux ans, alors que les statuts du CESE permettent de nommer des experts pour une période courte en fonction des avis en préparation. Le syndicat voit là « l’occasion de remercier un certain nombre de personnes membres de l’actuelle majorité », observant que « la grande majorité des élus ou anciens élus nommés sont tous encartés à l’UMP ». Pour Nicolas Sarkozy, qui se présente comme le « candidat du peuple » contre les « corps intermédiaires », la manoeuvre fait tâche. Marine Le Pen avait déjà sauté sur l'occasion, la veille, pour dénoncer des nominations de « copinage ».

 

 

Publié dans femmes

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