où l'ONU mène-t-elle les femmes ?

Publié le par Olga Trostiansky

Paris, le 15 janvier 2011

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CLEF (Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes)

 

L’année 2011 est une année charnière pour la cause des femmes.

En effet, la Commission du Statut des Femmes (du 22 février au 4 mars) aura

lieu sous les auspices de la toute nouvelle structure : ONU Femmes.

 

Pour l’ONU, la création d’ONU Femmes appuiera la lutte contre les

discriminations envers les femmes avec beaucoup plus de moyens et une

efficacité bien plus grande que ce que permettaient les diverses structures

existantes.

 

En 2011, l’ONU doit évaluer les cinq ans d’existence du Conseil des Droits

Humains. Il s’agit de constater, par rapport à la précédente Commission des

Droits Humains, s’il y a amélioration, changement ou recul grave.

 

Nous souhaitons que le gouvernement français ainsi que toutes les instances

politiques s’appliquent à défendre les droits humains des femmes dans les

instances internationales et soient la tête de file d’une campagne pour la levée

de toutes les réserves des Etats concernant la convention CEDAW.

 

Par ailleurs, la laïcité, clé de l’autonomie des femmes et de la liberté de

conscience, garante donc de l’égalité entre les femmes et les hommes, doit être

défendue par la France au niveau international.

 

En outre, le gouvernement français doit être soucieux de l’application de la

résolution 1325 dans tous les actes diplomatiques. Celle-ci impose la présence

des femmes dans les processus de résolutions des conflits.

Il est indispensable que cette implication des femmes se fasse sur la base des

normes internationales de la convention CEDAW.

 

De plus , la France par sa position abolitionniste face à la prostitution, doit

soutenir les armées engagées sous les égides de l’OTAN ou de l’ONU, telles la

Norvège ou la Suède, à étendre les codes de conduite contre l’achat de services

sexuels pour toutes les armées y compris la nôtre.

 

Enfin, la France, membre du Conseil des Droits Humains, doit impérativement

empêcher la disparition des références aux textes normatifs. Par exemple, la

convention du 2 décembre 1949 pour la Répression de la traite des êtres

humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui, a aujourd’hui disparu des

traités internationaux. Elle doit être un exemple pour empêcher toutes les

restreintes des droits humains sous quelque prétexte que se soit.

 

Légitimement inquiète à la veille de Durban 3 à New York, nous appelons toutes

les démocraties à se ressaisir, à retrouver les principes fondateurs des Nations

Unies et à exiger de tous les Etats le respect de leur engagement initial.

 

 

 

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